Nord : un slam pour dénoncer "la souffrance" à l'hôpital public

Nord : un slam pour dénoncer "la souffrance" à l'hôpital public
Le député PCF du Nord, Alain Bruneel, le 20 mars 2018 lors d'une manifestation devant le ministère de la Santé.

publié le mardi 11 septembre 2018 à 14h05

VIDÉO. Le député communiste du Nord, Alain Bruneel, a produit un clip musical pour dénoncer le manque de moyens à l'hôpital et soutenir le personnel hospitalier et les patients.

Le clip, interprété par Ugo Dess, un slameur de 21 ans originaire d'Aniche (Nord), est tourné devant l'hôpital de Douai.

Le jeune chanteur a rencontré les professionnels et les patients de l'établissement pour qu'ils lui décrivent leur quotidien. "J'ai vu des proches tremblant de peur, en train d'attendre dans l'hôpital. J'ai vu des docs faire brancardiers, des brancardiers faire des secrétaires", chante-t-il.

"On est passé de France, à sous-France"

"J'ai vu ces hommes, ces femmes, j'ai vu leur enfer. À chaque fois que je vois un patient je vois une impatience. Et sa santé s'éteint là où il n'y a plus de dépenses. On est passé de France, à sous-France", ajoute-t-il, lançant "entre état et urgences, j'ajoute un D au milieu" .



À l'origine de la chanson, le député communiste de la 6e circonscription du Nord, Alain Bruneel. "C'est une nouvelle façon de communiquer (...) pour toucher un maximum de personnes", a expliqué l'élu sur France Bleu. "Le discours traditionnel est toujours de rigueur mais c'est bien de s'adapter à des nouveaux moyens de communication".

"Ça fait un an que j'y pense. C'est l'artiste Ugo Dess qui a écrit les paroles à partir de ce qu'il a vu", a-t-il ajouté. Le clip sera présenté à la fête de l'Humanité le 15 septembre.

Début juin, le député avait interpellé la ministre de la Santé à l'Assemblée nationale sur la "gravité de l'état sanitaire" dans sa région et sur "le manque persistant" de médecins. Le gouvernement doit présenter une réforme des systèmes de santé le 18 septembre. La transformation des études de médecine et la suppression du "numerus clausus" sont envisagées.

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