Nord : un maire démissionne pour protester contre la suppression de TER dans sa commune

Nord : un maire démissionne pour protester contre la suppression de TER dans sa commune
17 trains ont été supprimés dans la commune de Templeuve-en-Pévèle, dans le Nord.

, publié le vendredi 15 novembre 2019 à 16h21

La nouvelle grille de la SNCF prévoit la suppression de 17 trains dans cette commune de Templeuve-en-Pévèle. Sans avoir pu être entendu, le maire a présenté sa démission ce vendredi en préfecture. 

Le maire de Templeuve-en-Pévèle (Nord), au sud de Lille, a présenté vendredi 15 novembre sa démission en signe de protestation.

Il dénonce la nouvelle grille SNCF prévoyant la suppression d'une petite vingtaine de trains par jour dans sa commune, a-t-il indiqué à l'AFP, regrettant de "ne pas avoir été entendu".


"J'ai présenté ce matin ma démission en préfecture", a indiqué Luc Monnet (divers droite). Maire depuis 2001 de cette commune de 6.000 habitants, il avait annoncé mercredi soir sa décision au conseil municipal pour protester contre la nouvelle grille TER mise en place par la SNCF, prévoyant la suppression de 17 trains par jour à partir du 15 décembre.

Une diminution du service apporté à la population

Située à 15 km au sud de Lille, la gare de Templeuve "voit passer 2.000 passagers par jour, c'est donc une gare importante des Hauts-de-France". Or "la nouvelle grille horaire prévoit de ramener les trains de trois à deux par heure aux heures de pointe (...) Je considère que c'est une diminution en matière de service apporté à la population", a déclaré Luc Monnet.

https://twitter.com/LucMONNET/status/1194905106719883264

"Il n'y a eu aucune concertation avec la SNCF depuis des semaines et des mois, je n'ai jamais été associé ni consulté", a-t-il déploré. Malgré une rencontre avec une délégation de la SNCF et "une pétition à mon initiative ayant recueilli en quelques jours plus de 6.000 signatures", la nouvelle grille a été maintenue.

Soutenu par Xavier Bertrand 

Franck Dhersin, vice-président de la région chargé des transports, qui avait d'abord souhaité "laisser une chance à cette grille", a assuré Luc Monnet de son soutien total, tout en rappelant "la très forte difficulté des négociations avec la SNCF". "Tout le monde veut arriver à Lille au même moment, il faut faire des choix", a-t-il affirmé vendredi à l'AFP, expliquant que cette nouvelle grille horaire "vise à sauver d'autres trains du sud du département".



Par ailleurs, "il y a 55 trains par jour entre Templeuve et Lille et un toutes les demi-heures en heures de pointe, c'est plus que Dunkerque", a-t-il rappelé. "Nous sommes aux côtés de Luc Monnet dans son combat. La SNCF doit maintenir un arrêt à 7h44 en gare de Templeuve ! Cet arrêt est essentiel pour les nombreuses personnes qui travaillent dans la métropole", avait tweeté jeudi le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand (ex-LR).
 

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