Nord : deuxième nuit de violences urbaines à Tourcoing

Nord : deuxième nuit de violences urbaines à Tourcoing
Photo d'illustration

publié le lundi 19 avril 2021 à 07h35

Des affrontements ont lieu dimanche soir à Tourcoing, près de Lille. La lutte contre le trafic de stupéfiants serait à l'origine de la montée des tensions dans certains quartiers. 

Deuxième nuit consécutive d'affrontements.

Des violences urbaines ont eu lieu dimanche 18 avril dans la soirée à Tourcoing (Nord). Après une soirée marquée samedi par des jets de projectiles sur les forces de l'ordre à la suite d'une intervention pour un rodéo dans le quartier Croix-Rouge, la préfecture a indiqué dimanche soir que des "incidents" étaient toujours en cours vers minuit. Les forces de l'ordre étaient encore la cible de jets de projectiles. Aucun blessé n'est à déplorer, a indiqué la préfecture. 

"Un rodéo motorisé" à l'origine des violences

Le directeur zonal de la sécurité publique dans les Hauts-de-France, Jean-François Papineau, fait état d'une "agitation d'une plus grande ampleur (que samedi, ndlr) de la part de quelques groupes d'individus". Des renforts policiers ont été envoyés dans la quartier Bourgogne de Tourcoing en début de soirée, selon des sources syndicales. La situation était "maîtrisée par le dispositif policier sur place", a également annoncé Jean-François Papineau. 



Lors des troubles de samedi, "deux individus ont été placés en garde à vue vers 19H à la suite d'un rodéo motorisé", a indiqué à l'AFP la procureur de la République à Lille, Carole Etienne. Après ce rodéo, vers 23H, les policiers sont intervenus "pour un feu de véhicule positionné en milieu de chaussée et ont été la cible de jets de mortiers et de pierres" et un autre individu, mineur, a alors été interpellé, a poursuivi Carole Etienne. Il doit être déféré lundi devant le juge des enfants.

"Les violences urbaines, cela n'arrête pas"

 Des "tentatives d'agitation" ont également eu lieu samedi dans le quartier de Lille Moulins, avec des tirs de mortiers d'artifices, selon Jean-François Papineau. "La lutte contre le trafic de stupéfiants dans les quartiers s'est intensifiée depuis sept ou huit mois, ce qui fait monter les tensions, qui s'expriment à la tombée du jour", a-t-il souligné.

"Les violences urbaines, cela n'arrête pas, un peu partout dans les Hauts-de-France", a déploré Arnaud Boutelier, secrétaire régional du syndicat de police Alliance dans les Hauts-de-France.

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