Nîmes : une école "délocalisée" d'un quartier gangrené par le trafic de drogue

Nîmes : une école "délocalisée" d'un quartier gangrené par le trafic de drogue
La façade de l'hôtel de ville de Nîmes.

, publié le mercredi 17 juin 2020 à 16h48

Des "armes de guerre" ont été récemment utilisées dans ce quartier, précise la mairie.


Cette école se situait dans le quartier pauvre du Chemin bas d'Avignon. Le groupe scolaire Georges Bruguier a dû fermer "suite au déclenchement d'une alerte attentat dans l'établissement par le directeur de l'école ayant constaté l'intrusion d'un individu dans la cour de l'établissement", précise la municipalité dirigée par Jean-Paul Fournier (LR). 

"Cette décision permet de sécuriser les enfants et les familles", ajoute la ville. "Les élèves de l'école maternelle n'ont pas réellement (pris conscience du) danger mais ceux de l'école primaire âgés de 6 à 12 ans ont été plus sensibles au déclenchement de l'alarme 'attentat-intrusion'", poursuit-elle.

Cette délocalisation pourra être prolongée au-delà du 19 juin en fonction des conditions d'accueil précisées par l'Etat. 


Un jeune homme de 20 ans a été tué par arme à feu dans la nuit de dimanche à lundi dans ce quartier. 


Dimanche matin et lundi, des habitants du Chemin bas d'Avignon avaient alerté la police sur la présence d'hommes cagoulés et portant des armes automatiques, venus de l'extérieur du quartier.

C'est dans ce contexte que le directeur de l'école élémentaire a activé l'alarme lundi.  
Depuis la mort du jeune homme de 20 ans, abattu dans la rue dimanche vers 23h30, la tension est palpable dans le quartier. La famille de la victime et certains habitants parlent d'une "balle perdue" et non d'un règlement de compte et se disent "abandonnés par l'Etat".  

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