Nîmes: l'homme armé qui s'est suicidé au tribunal recherchait "des magistrats mafieux"

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Des véhicules de police devant le palais de justice de Nîmes après le suicide d'un homme qui était parvenu à y pénétrer armé, le 12 juin 2020
Des véhicules de police devant le palais de justice de Nîmes après le suicide d'un homme qui était parvenu à y pénétrer armé, le 12 juin 2020
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© AFP, Pascal GUYOT

, publié le samedi 13 juin 2020 à 13h25

L'homme qui est parvenu vendredi à pénétrer armé dans le palais de justice de Nîmes avant de se suicider était un habitant de Lozère qui recherchait des "magistrats mafieux", selon des sources proches du dossier.

Cet homme âgé de 46 ans est entré dans la cour d'appel vers 08H10 par une porte réservée aux fonctionnaires et magistrats du palais de justice et qui s'ouvre normalement avec un badge, selon les premières investigations. 

Il a caché un fusil de chasse dans un sac et dissimulé des munitions au niveau de ses jambes et de sa ceinture avant de parcourir pendant environ 10 minutes différents locaux de la cour d'appel, notamment le greffe civil. 

Selon les mêmes sources et des témoignages recueillis par un correspondant de l'AFP, l'intrus armé a parlé avec certains membres du personnel, demandant notamment à voir un haut magistrat qui a changé de poste et "des magistrats mafieux".

A un huissier lui demandant ce qu'il fait là, l'homme a répondu simplement "Ta gueule". L'huissier a alors donné l'alerte et la police a été prévenue vers 08H20. Le palais de justice avait alors été évacué et le quartier bouclé par les forces de l'ordre. 

Devant plusieurs témoins, l'homme a alors retourné son arme contre lui devant les grands escaliers de la cour d'appel, à deux pas de l'entrée de la salle d'assises. 

Une enquête pour "recherche des causes de la mort" est ouverte, a indiqué vendredi le procureur de la République Eric Maurel, qui a confié l'enquête à la direction départementale de la sécurité publique de Nîmes. 

L'homme a été identifié vendredi soir et une lettre-testament dont on ne connait pas la teneur à ce stade a été retrouvée dans son véhicule garé au parking des Arènes, face au palais de justice, selon des sources proches du dossier.

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