Nièvre : 30 maires démissionnent pour protester contre la fermeture des urgences

Nièvre : 30 maires démissionnent pour protester contre la fermeture des urgences
Une chambre de la maternité de Clamecy le 18 février 2008.

Orange avec AFP, publié le mercredi 21 février 2018 à 18h24

Le service des urgences de Clamecy (Nièvre) est menacé de fermeture tout comme ceux d'Avallon et Tonnerre dans l'Yonne. En signe de protestation, 30 maires enverront jeudi 22 février leur démission au préfet qui a un mois pour les accepter.

Un rassemblement aura lieu dans la soirée devant l'hôpital de Clamecy, 3 800 habitants. Les élus y demanderont symboliquement à être soignés pour "syndrome post-traumatique lié à la fermeture des urgences de nuit".



Ces élus locaux, en plein désert médical, ont le sentiment de ne pas être entendus : "normalement, les services d'urgences doivent intervenir dans les 30 minutes. Dans un territoire comme le nôtre où la population est âgée, si on nous ferme les urgences de nuit, nous allons compter les morts", dénonce auprès du Figaro, Danielle Konieczny, maire de Ouagne, une commune de 150 habitants à proximité de Clamecy.

67 SERVICES DES URGENCES MENACÉS

Le nouveau projet régional de Santé pour la région Bourgogne-Franche-Comté est toujours en discussion et devrait être rendu public en juin 2018. Mais selon l'agence régionale de santé, 200 urgentistes manqueraient dans la région. Il s'agirait de mieux répartir les professionnels sur dans les villes les plus importantes de Bourgogne-Franche-Comté.

Si les urgences de Clamecy étaient amenées à fermer, les habitants seraient alors contraints de faire près d'1 heure de route pour rejoindre les urgences d'Auxerre ou Nevers. En tout, selon le rapport Grall sur la territorialisation des urgences paru en 2015 et cité par Le Figaro, 67 services des urgences seraient menacés de fermeture.

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