France

Nicolas Bedos : l’acteur de 44 ans accusé de "viol" et "agression sexuelle"

Selon une enquête de Mediapart, le parquet de Paris a ouvert le 5 juillet une enquête contre Nicolas Bedos pour "viol" et "agression sexuelle" après plusieurs signalements à la justice.

Nouvelles accusations contre Nicolas Bedos. L’acteur et réalisateur est à nouveau visé par des accusations d’"agression sexuelle" mais, cette fois, un signalement a également été effectué pour "viol", selon une enquête publiée ce mardi 18 juillet par Mediapart. Quatre femmes ont accepté de témoigner dans les colonnes du média d’investigation. Deux d’entre elles ont déjà procédé à un signalement auprès de la justice. Le parquet de Paris a par ailleurs ouvert une enquête à l’encontre du fils de Guy Bedos, le 5 juillet dernier.

Les témoignages recueillis par Mediapart relèvent d’événements qui se seraient passés entre 1999 et 2017. Les quatre femmes soulignent avoir osé parler à la suite de la plainte déposée le 12 juin dernier par une jeune femme de 25 ans pour "attouchement sexuel en boîte de nuit".

Un comportement "déplacé et violent"

"Il m’a attrapé à la gorge, plaquée contre le mur et m’a dit : ‘Tu n’es pas Catherine Deneuve !’" relate l’une des plaignantes qui accuse le quadragénaire d’agression sexuelle et physique. Une autre prévient de son comportement "déplacé et violent", dans son signalement à la justice. Les deux autres femmes qui témoignent auprès du média en ligne se souviennent d’agissements « scandaleux », essayant pour l’une de lui "toucher l’entrejambe" et pour l’autre de "soulever jambe en tenant pied".

Nicolas Bedos, qui n’a pas souhaité faire de commentaire auprès de Mediapart sur ces sujets, aurait mis ses agissements sur le compte de l’alcool. "Son excuse a été l’alcool, il ne se souvenait plus de rien", estime l’une des accusatrices. L’ébriété est également le motif invoqué dans l’affaire du mois de juin dernier. Mediapart rappelle que, dans les dossiers judiciaires, la consommation d’alcool n’est pas une circonstance atténuante, mais plutôt aggravante.

publié le 18 juillet à 18h05, Inès Cussac, 6Medias

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