Nice : une manifestation pour "plus de cohérence" dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19

Nice : une manifestation pour "plus de cohérence" dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19
Des manifestants à Nice dénonçant les mesures sanitaires du gouvernement, samedi 14 novembre.

, publié le samedi 14 novembre 2020 à 18h08

1.500 manifestants ont défilé à Nice pour dénoncer le manque de concertation de terrain et l'incohérence des mesures prises par le gouvernement pour lutter contre l'épidémie de Covid-19.

Unis pour dénoncer les privations de liberté et le manque concertation dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19. Environ 1.500 personnes, selon la police, ont défilé, samedi 14 novembre, dans les rues de Nice pour demander davantage de "cohérence" dans les mesures.


Le gouvernement prend des mesures "de manière unilatérale, sans concertation avec le terrain...

où est la cohérence?", s'interroge Dave Riquier, 43 ans, patron de bar dans le Vieux-Nice et l'un des dirigeants de l'association de commerçants et d'artistes "Nice la vie" qui avait appelé à manifester.

"Aujourd'hui, on n'en est pas à demander la réouverture des bars, mais qu'on nous prouve qu'il y a un bien-fondé (...) Il faut que ça soit cohérent et compréhensible", estime-t-il. Encadré par un important dispositif policier, les manifestants ont défilé en musique derrière une grande banderole représentant simplement la plage de Nice, sans véritables slogans politiques, a constaté un correspondant de l'AFP. 

Dans ce cortège agrégeant différents corps de métier, mais aussi des "gilets jaunes" ou un groupe de "mamans en colère", fleurissaient en revanche de nombreuses pancartes avec comme message: "Masques dès 6 ans c'est non!", "Culture sacrifiée" ou encore "Couvre-feu? Nous ne sommes pas en guerre".

Parmi les contestataires, Steve Villa Massone, un pianiste qui se produit dans la rue depuis vingt ans. "On est en train de mourir à petit feu et on ne nous voit pas, on voit les grands, les multinationales, on voit tous les intérêts de ces géants et nous les minuscules on n'existe pas, on peut mourir", explique ce musicien, qui raconte être "obligé de se faire prêter de l'argent par ses parents, à 40 ans", pour payer son loyer.

"Nous sommes un métier essentiel, on nous a imposé des règles d'hygiène énormes que nous avons respectées (...) c'est une vraie mascarade", déplore Nathalie Sisto, 45 ans, gérante d'un salon de coiffure qui espère garder ses 13 employés malgré la fermeture due au nouveau confinement.


Commerçants, entrepreneurs, restaurateurs, esthéticiennes: à Marseille, plusieurs centaines de personnes ont également manifesté devant la préfecture à l'appel de la Confédération des petites et moyennes entreprises des Bouches-du-Rhône, a constaté une journaliste de l'AFP. 

Ce rassemblement, "c'est pas simplement pour dire qu'on est mécontents (...), mais pour dire qu'on veut ouvrir", a asséné le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie du département, Bernard Marty, à la foule de 300 personnes, selon la préfecture de police. Quelques maires et élus locaux de communes de l'agglomération Aix-Marseille étaient présents. Le rassemblement, encadré par un important dispositif policier, a également été rejoint par une poignée de "gilets jaunes" et de "mamans en colère contre le port du masque dès 6 ans".
 

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