Nice : les policiers font leur entrée dans les écoles primaires

Nice : les policiers font leur entrée dans les écoles primaires

Des policiers à Calais, le 16 avril 2017 (illustration)

Orange avec AFP, publié le lundi 16 avril 2018 à 11h32

La ville des Alpes-Maritimes expérimente, à partir de ce lundi 16 avril, la présence de policiers municipaux dans certaines écoles primaires, une mesure réclamée par le maire, Christian Estrosi. Les agents ne seront toutefois pas armés. 

L'expérience est lancée. Lundi matin, trois écoles primaires de la ville de Nice ont accueilli des nouveaux venus que les élèves ont peu l'habitude de rencontrer dans les couloirs : des policiers municipaux. Durant les prochains mois, les agents, qui ne sont pas armés, vont assurer la sécurité des établissements. Leur rôle sera de patrouiller et de suivre les images captées par les caméras aux abords des écoles. 

La mesure, une première en France, avait été portée par Christian Estrosi et approuvée par le ministre de l'Éducation nationale, jean-Michel Blanquer. Le maire de la ville souhaitait initialement que les agents gardent leur arme de service avec eux.

"Si cette expérimentation est satisfaisante, elle s'appliquera à la rentrée prochaine", a annoncé Christian Estrosi. Un bilan sera dressé à la fin du mois de juin. Une généralisation aux 163 écoles de la ville ne pourra se faire qu'avec l'accord du ministère de l'Éducation  et celui des conseils d'école. "Il pourra y en avoir qui diront 'on ne le souhaite pas dans notre école' et nous ne le ferons pas (...) Ce n'est pas le menu imposé, c'est à la carte", a affirmé l'édile.

La mesure est critiquée par un syndicat de policier (SDPM) ainsi que plusieurs syndicats d'enseignants et une fédération de parents d'élèves, qui y voient une surenchère sécuritaire.  Un grand groupe scolaire du centre-ville, réfractaire, a d'ores et déjà voté contre la mesure, selon la FCPE, qui demande "l'abandon de cette mesure purement idéologique et absurdement coûteuse".

"Aujourd'hui ne pas admettre le principe selon lequel sanctuariser l'école et sacrifier plus d'efforts pour la protection de nos enfants, ce serait aller à l'encontre du bon sens et de notre responsabilité morale", a défendu M. Estrosi, invoquant le "traumatisme que la ville de Nice a subi", en référence à l'attentat qui a fait 86 morts sur la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016.

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