Négociations commerciales : des agriculteurs maintiennent la pression devant des grandes surfaces

Négociations commerciales : des agriculteurs maintiennent la pression devant des grandes surfaces
(Illustration) Une manifestation d'agrilculteurs en 2018, organisées par JA et la FNSEA.
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, publié le samedi 27 février 2021 à 17h42

Ils entament la dernière ligne droite des négociations avec la grande distribution.


Ce matin, plusieurs grandes surfaces se sont réveillées sur les manifestations de la nuit, essentiellement autour de Pau. Selon la République des Pyrénées du lisier et des pneus ont été jetés devant les rideaux baissés. 

En Seine-Maritime, des membres des Jeunes Agriculteurs et la FDSEA ont déployé des banderoles devant plusieurs hypermarchés et supermarchés, selon Tendance Ouest.

Vendredi, au sud de Limoges, la Confédération paysanne, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs ont manifesté devant un Carrefour, décrit France Bleu.

Ces actions, qui ne résultent pas d'un mot d'ordre national mais d'initiatives locales, émaillent la vie des grandes surfaces depuis plusieurs semaines. L'édition 2020-21 des négociations commerciales entre agriculteurs, industries agro-alimentaires et distributeurs s'achève ce lundi dans un climat très tendu. 

"Les indicateurs sont au rouge vif dans de nombreuses filières!", a prévenu jeudi le syndicat agricole majoritaire FNSEA, qui a appelé à manifester mercredi à Clermont-Ferrand.

Les agriculteurs accusent les supermarchés de tirer les prix à la baisse. Ces derniers dénoncent les hausses de tarifs demandées par les agro-industriels (laiteries, biscuiteries, salaisons, producteurs de conserves ou de plats préparés...). Lesquels, jugés peu transparents sur leurs marges, critiquent à leur tour les distributeurs.

"Si la grande distribution, si les industriels ne changent pas, c'est les agriculteurs qui vont disparaitre", a lancé samedi sur Europe 1 le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie.

"On est en train de réfléchir à améliorer cette loi pour qu'on arrête cette dégradation de valeur", a souligné le ministre, qui rencontre des producteurs samedi à Paris et doit se rendre en Seine-Maritime lundi.

"La main du Parlement ne tremblera pas et la loi sera très claire sur le sujet", a promis Julien Denormandie, sans plus de précisions.

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