NDDL: l'aménagement de l'aéroport de Nantes évalué à environ 450 M euros

NDDL: l'aménagement de l'aéroport de Nantes évalué à environ 450 M euros

La ministre des Transports Elisabeth Borne à l'Elysée le 17 janvier 2018

AFP, publié le jeudi 18 janvier 2018 à 09h44

La ministre des Transports Elisabeth Borne a évalué jeudi à environ 450 millions d'euros le coût de l'aménagement de l'aéroport de Nantes-Atlantique après la décision d'abandonner le projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

"Aménager un aéroport à une piste coûte moins cher que de créer un aéroport à deux pistes", a déclaré Mme Borne au micro de France Info, indiquant que les travaux seront "de l'ordre de 450 millions d'euros, y compris l'amélioration de la desserte de Nantes-Atlantique".

Dans le cadre d'une concession, "les investissements ont d'abord vocation à être financés par le trafic aérien. Les compagnies aériennes ont vocation à payer les coûts d'investissements", a-t-elle souligné.

L'option de réaménagement de Nantes-Atlantique avait été estimée "entre 365 et 460 millions" d'euros par les médiateurs chargés de sortir de l'impasse dans le dossier de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes.

"Les habitants du Grand-Ouest auront des dessertes aériennes avec l'ensemble de l'Europe dans les plateformes du Grand-Ouest" et auront une connexion avec les hubs parisiens pour les vols lointains, a indiqué Mme Borne, estimant pouvoir certainement "fluidifier" les liaisons directes en TGV entre le Grand-Ouest et l'aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle.

Après des années de controverse, l'exécutif a choisi mercredi d'abandonner le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes , malgré des décisions de justice et une consultation locale favorables, au profit d'un réaménagement de l'actuel aéroport de Nantes.

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5 commentaires - NDDL: l'aménagement de l'aéroport de Nantes évalué à environ 450 M euros
  • Au vu de ce qu'annonce la ministre du transport, les conclusions des médiateurs du dossier NDDL, sur l'aménagement de Nantes atlantique semblent bien creuses que ce soit sur les services à rendre aux citoyens voyageurs du grand ouest, sur les nuisances sonores des riverains, les difficultés de circulation pour se rendre à l'aéroport, sur la fluidification des ligne LGV pour se rendre à Roissy...
    Ça ressemble fort à du bricolage. On appelle cela de l'aménagement du territoire...

  • donc un aménagement à la Saint Glinglin, pas bête, mais dire qu'une piste c'est mieux qu'une seule c'est franchement idiot, s'il y a un incident, et il y en a toujours, l'aéroport est fermé!

  • Mais si le réaménagement de Nantes-Atlantique règles le problème de volume, il ne règle pas le problème de sécurité, a savoir le survol de Nantes. Seul une piste Est-Ouest ( QFU 12 – 30) peut être envisagé.

    Extrait du rapport :
    4.2.2 Construction d’une piste Est-Ouest à Nantes-Atlantique
    Étant donnés les problèmes générés par le survol de l’agglomération nantaise (nuisances sonores et contraintes urbanistiques), certains opposants au projet de transfert sur le site de Notre-Dame-des-Landes avaient proposé la construction d’une piste « en travers » à Nantes-Atlantique. Bien que désormais abandonnée par la plupart de ses défenseurs historiques, cette solution a été suggérée à la mission de médiation. L’analyse faite par la DGAC en 2013 démontre néanmoins que les obstacles à ce projet seraient rédhibitoires, d’autant que les zones impactées ne sont pas exemptes de toute urbanisation. L’audition par la mission des élus des communes potentiellement affectées par un tel projet a confirmé ce diagnostic. La DGAC a par ailleurs remis à jour le dimensionnement d’une telle piste60 61, qui pose des problèmes multiples : acquisitions foncières de près de 150 ha, construction d’une piste neuve de 2 900 m sur des zones humides et naturelles, fortes contraintes de circulation des avions au sol, déviation probable d’une voie ferrée ou d’une route départementale, délaissement de hameaux, exposition de nouvelles populations de riverains aux nuisances. Les surcoûts par rapport à l’aménagement de la configuration actuelle seraient de l’ordre de 300 M€62 et le calendrier de réalisation extrêmement étendu (entre 6 et 10 ans).

    Autrement dit rajouter 300 M€ au 450 M€ + le dédit a Vinci. Bien que seule solution sécuritaire, elle est abandonnée pour des raisons de coût. Mais c'est le même qui sous prétexte de sauver potentiellement quelques vies, passe la vitesse a 80km/h. La sécurité est importante quand elle rapporte, relatif quand elle coûte.

  • Mais si le réaménagement de Nantes-Atlantique regles le problème de volume, il ne régle pas le problème de sécurité, a savoir le survol de Nantes. Seul une piste Est-Ouest ( QFU 12 – 30) peut etre envisagé.

    Extrait du rapport :
    4.2.2 Construction d’une piste Est-Ouest à Nantes-Atlantique
    Etant donnés les problèmes générés par le survol de l’agglomération nantaise (nuisances sonores et contraintes urbanistiques), certains opposants au projet de transfert sur le site de Notre-Dame-des-Landes avaient proposé la construction d’une piste « en travers » à Nantes-Atlantique. Bien que désormais abandonnée par la plupart de ses défenseurs historiques, cette solution a été suggérée à la mission de médiation. L’analyse faite par la DGAC en 2013 démontre néanmoins que les obstacles à ce projet seraient rédhibitoires, d’autant que les zones impactées ne sont pas exemptes de toute urbanisation. L’audition par la mission des élus des communes potentiellement affectées par un tel projet a confirmé ce diagnostic. La DGAC a par ailleurs remis à jour le dimensionnement d’une telle piste60 61, qui pose des problèmes multiples : acquisitions foncières de près de 150 ha, construction d’une piste neuve de 2 900 m sur des zones humides et naturelles, fortes contraintes de circulation des avions au sol, déviation probable d’une voie ferrée ou d’une route départementale, délaissement de hameaux, exposition de nouvelles populations de riverains aux nuisances. Les surcoûts par rapport à l’aménagement de la configuration actuelle seraient de l’ordre de 300 M€62 et le calendrier de réalisation extrêmement étendu (entre 6 et 10 ans).

    Autrement dit rajouter 300 M€ au 450 M€ + le dédit a Vinci. Bien que seule solution sécuritaire, elle est abandonnée pour des raisons de coût. Mais c'est le même qui sous prétexte de sauver potentiellement quelques vies, passe la vitesse a 80km/h. La sécurité est importante quand elle rapporte, relatif quand elle coûte.

  • On ne peut qu'être circonspect sur un "réaménagement" de Nantes-atlantique" avec extension de l'emprise. En fait, il semble qu'il n'y a pas vraiment de dossier constitué à cette heure mais une vague suggestion pour une piste rallongée d'un côté et un curieux cheminement de l'autre et qu'on va découvrir les problèmes au fur et à mesure, les zadistes n'auront pas à aller bien loin! Quant à compter sur la participation financière des low cost, la ministre risque de récolter "peanuts", autant dire que ce réaménagement risque de se limiter à un coup de peinture!

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