Nantes : un lycéen de 18 ans mis en mis en examen pour tentative d'homicide sur un policier

Nantes : un lycéen de 18 ans mis en mis en examen pour tentative d'homicide sur un policier
Des manifestants affrontent des CRS à Paris, le 31 mars 2016. (photo d'illustration)

Orange avec AFP, publié le dimanche 15 mai 2016 à 20h30

- Un lycéen de 18 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire samedi pour "tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique". Il est accusé d'avoir frappé un commandant de police à la tête avec une barre de fer lors d'une manifestation à Nantes le 3 mai. -

Lors de la manifestation contre la loi travail le 3 mai à Nantes, un commandant de police qui devançait son escadron s'est retrouvé isolé face à des manifestants.

Le fonctionnaire a reçu un premier coup porté par derrière, ce qui l'a fait chuter. Une fois au sol, un groupe de cinq à six jeunes s'est jeté sur la victime, lui arrachant son casque de protection, avant de le frapper à la tête à coups de pieds et de barre de fer. Conduit à l'hôpital, le commandant de police en était ressorti avec le nez fracturé et une quinzaine de points de suture sur le nez et à l'arrière du crâne.

Le lycéen, dont le casier judiciaire est vierge, a été interpellé jeudi alors qu'il participait à une nouvelle manifestation. Lors de son audition, il a reconnu avoir fait chuter le policier mais sans lui porter de coups, selon le parquet. Des analyses scientifiques sont en cours, notamment sur la barre de fer utilisée par les agresseurs, selon la même source.



"UNE PRISE DE CONSCIENCE"

Le syndicat UNSA Police s'est félicité dimanche d'une "prise de conscience de nos institutions, au service de la sécurité de nos concitoyens, première des libertés. Pour les casseurs, le message est clair : la fête est finie". "Enfin, avec la mise en examen d'un des auteurs présumés des faits, les institutions régaliennes prennent conscience du vécu des forces de l'ordre au quotidien, depuis le début de ces violences", poursuit le syndicat.

Le communiqué met en cause en particulier la CGT et FO "qui ont donné une légitimité morale et un sentiment d'impunité à ces casseurs" et "pourront continuer à parader dans nos rues et à la télévision". "L'inconscience de ces va-t-en-guerre a un bilan: : des millions d'euros de dégâts, des centaines de policiers blessés et un jeune de 18 ans qui va passer de longues années derrière les barreaux. Et aucune avancée sociale... Bravo la CGT, bravo FO", écrit encore l'UNSA police.

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