Mulhouse : licencié pour être allé travailler après un test positif au Covid-19

Mulhouse : licencié pour être allé travailler après un test positif au Covid-19
C'est sur dans un drive que le salarié est allé se faire tester. (Photo d'illustration)

, publié le dimanche 04 octobre 2020 à 10h00

Un homme ayant été travaillé après s'être fait dépisté a été licencié. Son employeur estime qu'il avait des symptômes et qu'il a fait preuve d'irresponsabilité.

Le test s'est révélé positif par la suite.

Licencié pour être allé travaillé : c'est ce qu'il est arrivé à un salarié de l'office HLM de Mulhouse. Le 14 juillet, Sébastien Klem est revenu de Biarritz avec sa fillette de 4 ans et a repris son emploi à l'office HLM de Mulhouse. Selon lui, il n'avait alors qu'une petite toux mais aucun autre symptôme.


Deux jours plus tard, c'est dit-il par hasard, en passant près d'un drive de dépistage Covid où il n'y avait pas d'attente, qu'il a décidé de se faire tester. Ensuite, il est retourné à son bureau.

Mais le soir-même, Sébastien Klem a été informé que son test était positif. Aussitôt, il a prévenu son employeur afin que des mesures soient prises. L'étage où il travaillait a été fermé et il a été demandé à toutes les personnes présentes de se faire tester. Le salarié a, lui, été mis en quatorzaine avec sa fille.

Sauf que la version de ses collègues et de son employeur diffère. Selon la direction, "il n'aurait pas dû retourner au travail après le test. On ne fait pas un dépistage si on n'a pas de suspicion". Mi-août il a reçu une lettre recommandée pour un entretien préalable en vue d'un éventuel licenciement, puis le 24 août sa lettre de licenciement pour faute grave.

Interrogé par le quotidien les Dernières Nouvelles d'Alsace, le directeur général de l'office HLM, Eric Peter, a accusé son salarié d'être "venu travailler avec des symptômes". "Il en a parlé à ses collègues. Il avait de la toux, de la fièvre, le nez qui coule, les yeux rouges", a-t-il affirmé.

Réaction "violente" de ses collègues
 
"Aujourd'hui il nie les faits. Ces derniers (collègues) nous ont fourni des attestations écrites", a-t-il insisté, assurant que "la réaction de ses collègues a été violente" car "ils ne comprennent pas qu'il soit venu travailler dans ces conditions".

"On peut être inconscient mais là c'est de l'irresponsabilité. On ne joue pas avec la vie des gens", a souligné Eric Peter, estimant qu'au vu de "la gravité des faits, il n'y avait "pas d'autre sanction possible". Sébastien Klem plaide, lui, la bonne foi, assurant qu'il n'avait eu aucune suspicion avant le test, n'ayant qu'une légère toux.

Il a décidé de porter l'affaire devant les prud'hommes. Une convocation de conciliation est prévue le 3 novembre.
 

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