Mort du petit Tony : marche blanche mercredi soir à Reims

Mort du petit Tony : marche blanche mercredi soir à Reims
Transporté aux urgences pédiatriques de l'hôpital américain de Reims (Marne), le petit Tony est décédé à son arrivée (photo d'illustration).

Orange avec AFP, publié le mardi 29 novembre 2016 à 17h27

Une marche blanche est organisée à Reims (Marne), mercredi à 18h, en mémoire du petit Tony, 3 ans, mort samedi dernier sous les coups du conjoint de sa mère, déjà condamné sept fois pour des faits des violences ou des menaces. Le cortège partira de l'hôpital américain où l'enfant n'avait pas pu être réanimé pour se diriger ensuite vers le quartier des Châtillons.

LE COUPLE PLACÉ EN DÉTENTION PROVISOIRE

Avant de succomber à une énième salve de coups, Tony avait servi de "souffre-douleur" au conjoint de sa mère, un homme de 24 ans déjà condamné sept fois pour violences, a révélé le parquet de Reims lundi.

Ce dernier "a décidé d'ouvrir une enquête des chefs d'homicide volontaire aggravé sur mineur de moins de 15 ans, violences habituelles sur mineurs de moins de 15 ans par ascendant légitime ou personne ayant autorité, non-dénonciation de mauvais traitements et non-assistance à personne en péril", a déclaré Matthieu Bourrette, le procureur de Reims, lors d'une conférence de presse. La mère du petit ainsi que son conjoint, mis en garde à vue la veille, ont été placés en détention provisoire, a-t-il ajouté.



Le 26 novembre en milieu d'après-midi, la mère de famille, 19 ans, a alerté les pompiers en indiquant que son fils de trois ans, prénommé Tony, "avait perdu connaissance", a retracé le magistrat. Sur place, les pompiers ont constaté que l'enfant était dans "un état particulièrement grave" et présentait "de très nombreux bleus". Selon les résultats de l'autopsie réalisée dimanche, les causes de la mort sont dues à "une rupture de la rate et du pancréas" liée à des coups à l'abdomen. De "très nombreux hématomes" ont aussi été relevés sur l'ensemble du corps de la victime, accréditant la thèse de violences régulières "pendant un mois à un mois et demi".


"Si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer Noël 2016", a déploré le procureur. La mère de l'enfant est apparue "effondrée" pendant sa garde à vue. Elle a d'abord tenté de minimiser les faits avant de reconnaître que son compagnon, avec lequel elle entretenait une relation depuis trois mois, frappait son fils", a précisé le procureur. Interpellé avec sa compagne par les forces de l'ordre, le mis en cause a été condamné sept fois entre 2009 et 2015 pour menaces, dégradation, violences et outrage. Le conjoint violent et la mère encourent respectivement la réclusion à perpétuité et 5 ans de prison.

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