Mort de Rémi Fraisse à Sivens : le procureur requiert un non-lieu

Mort de Rémi Fraisse à Sivens : le procureur requiert un non-lieu
Des manifestants, le 26 octobre 2016, lors du procès de l'affaire Rémi Fraisse.

Orange avec AFP, publié le vendredi 23 juin 2017 à 21h21

Le procureur de Toulouse a requis un non lieu dans l'affaire de la mort de Rémi Fraisse, tué le 26 octobre 2014 par une grenade offensive sur le chantier du barrage de Sivens, rapporte Mediapart vendredi 23 juin.

Selon le média d'investigation, qui a publié ce vendredi des extraits du réquisitoire pris le 20 juin dernier, Pierre-Yves Couilleau, le procureur de Toulouse a requis un non-lieu pour clore le dossier.

Le document, composé de 137 pages, dresse un portrait du jeune homme : "L'ensemble des témoignages recueillis sur son compte concorde pour permettre d'affirmer que Rémi Fraisse était un jeune homme totalement intégré, calme, pondéré et pacifique".



► Ni "violation", ni "faute" pour le procureur

Dans ce rapport, le procureur explique que ce 26 octobre 2014, la mort de Rémi Fraisse résulte d'un "enchaînement de faits" qui conduira à une "tragédie". Le procureur a conclu dans ce rapport qu'aucune faute pénale ne pouvait être retenu contre qui que ce soit, avant qu'il n'y avait ni "violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence ou de sécurité", ni "faute caractérisée exposant autrui à un risque d'une particulière gravité". Pierre-Yves Couilleau a demandé aux juges d'instruction de prononcer un non-lieu en faveur du gendarme qui avait lancé la grenade, ainsi que des autres personnes impliquées dans le dossier. Reste à savoir si les juges toulousains suivront ou non les réquisitions du procureur.

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