Mort de Naomi Musenga : "c'était la première fois que je voyais ça", témoigne l'un des ambulanciers

Mort de Naomi Musenga : "c'était la première fois que je voyais ça", témoigne l'un des ambulanciers
Naomi Musenga avait 22 ans.

, publié le dimanche 13 mai 2018 à 21h42

Il est intervenu au domicile de la jeune femme de 22 ans pour la transporter à l'hôpital.

Un ambulancier envoyé au domicile de Naomi Musenga, le 29 décembre dernier, se souvient d'une intervention particulière, comme il l'a confié au quotidien local Les Dernières Nouvelles d'Alsace.



À son arrivée sur place, "Naomi se tordait de douleur au sol en disant : 'J'ai mal au ventre, je n'en peux plus, je vais mourir...'", se souvient-il. Selon lui, le médecin a alors donné de la morphine à la jeune femme pour calmer ses douleurs.



Mais "cinq minutes après", la jeune femme de 22 ans faisait un premier arrêt cardiaque. "Le médecin l'a intubée et l'a mise sous respiration artificielle, en lui donnant de l'oxygène. Beaucoup de sang sortait de sa bouche', raconte encore l'ambulancier, qui explique que "c'était la première fois" qu'il voyait "ça".

Une marche blanche mercredi 16 mai

Transportée aux urgences de l'hôpital de Strasbourg, la jeune femme fait un nouvel arrêt cardiaque et décède finalement une heure et demie plus tard. Une autopsie est pratiquée cinq jours plus tard. Naomi Musenga est morte des suites d'une "défaillance multiviscérale sur choc hémorragique".

Une mort qui aurait peut-être pu être évitée selon la famille de Naomi Musenga si l'opératrice du Samu qui l'avait eue au téléphone dans la matinée avait alerté les secours.



"On se déplace souvent de nuit pour des douleurs abdominales", souligne par ailleurs l'ambulancier, qui ne comprend pas pourquoi le Samu n'a pas envoyé une ambulance dès l'appel de la jeune femme, à 11h.

Un collectif baptisé "Justice pour Naomi Musenga" a appelé sur Facebook à une marche blanche en mémoire de la jeune femme, le 16 mai à 17h30, à Strasbourg.

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