France

Mort de Mohamed : l'avocat de la famille annonce porter plainte pour diffamation contre la procureure de Marseille

© Pixabay - image d'illustration

Nouveau rebondissement dans l'enquête sur la mort de Mohamed. B, décédé en marge des émeutes à la suite au décès du jeune Nahel. Sur BFMTV, Arié Alimi, l'avocate de la famille indique porter plainte pour diffamation contre le parquet de Marseille, l'accusant de "salir" sa mémoire.

C'est une mort entourée de zones d'ombre, et qui continue d’interroger. Mohamed. B, 27 ans, a trouvé la mort dans la nuit du 1er au 2 juillet dernier en marge des émeutes qui ont émaillé la France. Alors que ce jeudi 10 août, trois policiers de l'unité d'élite du Raid ont été mis en examen à Marseille pour "violence avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner", la compagne de la victime indique porter également plainte contre la procureure de la République. Une plainte déposée pour "des faits de diffamation", a indiqué son avocate sur BFMTV.

Ne pas tirer des interprétations des faits

Retrouvé allongé sur le sol, mort d'un arrêt cardiaque près de son scooter, le parquet a annoncé ce jeudi 10 août, qu'un homme "avait pris la fuite depuis la rue Montgrand poursuivi par à scooter qui avait tenté de prendre le sac dont il était porteur", sac dans lequel se trouvaient des marchandises volées précédemment dans un magasin. Et le parquet de poursuivre, indiquant "qu'il existe donc des éléments démontrant que ces deux individus participaient à une action d'appropriation frauduleuse".

Une version contestée par la famille de la victime, qui indique par le biais de son avocat que ces propos du premier magistrat du parquet sont diffamatoires et relèvent d'une interprétation des faits. "Il sera poursuivi devant un tribunal correctionnel", ajoute-t-elle. Arié Alimi explique en outre que ces propos du procureur visent à "salir la mémoire", et ce dans un souci selon elle de vouloir protéger les policiers mis en cause. "On ne peut pas se permettre, au seul motif que l'on souhaite protéger des policiers qui sont eux-mêmes auteurs de la mort d'un homme, d'essayer de salir la mémoire d'un homme qui a peut-être essayé de participer à un acte civique", conclut-elle.

Pour rappel, les trois policiers ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire sans détention provisoire. Ils restent présumés innocents jusqu'à ce qu'une condamnation définitive soit prononcée à leur encontre.

publié le 11 août à 07h55, Kévin Comby, 6Médias

Liens commerciaux