Mort de Diana : pompier, médecin, policier... Ils racontent leur intervention

Mort de Diana : pompier, médecin, policier... Ils racontent leur intervention
31 août 1997, 00h26, la berline transportant Lady Di percute de plein fouet le treizième pilier du tunnel de l'Alma dans le VIIIe arrondissement de Paris.

publié le jeudi 31 août 2017 à 11h40

Il y a vingt ans jour pour jour, le 31 août 1997 à 00h26, la berline qui transportait Diana percutait un pilier du tunnel de l'Alma à Paris. Le décès de "la princesse des coeurs", quelques heures plus tard, allait déclencher une émotion planétaire.

Aujourd'hui, ceux qui sont intervenus sur place, ce soir-là, se souviennent de l'événement comme si c'était hier.

"C'était une intervention ordinaire, mais dont le traitement a été extraordinaire." Xavier Gourmelon est l'un des premiers à intervenir sur le lieu de l'accident. Sergent chez les sapeurs-pompiers, il était de permanence le 31 août 1997, à la caserne Malar, dans le VIIe arrondissement de la capitale. "Mon véhicule d'intervention est entré sous le pont en suivant l'itinéraire pris par la Mercedes accidentée. (...) Ça ressemblait à un accident comme on en voit assez régulièrement dans ce métier. Je me souviens qu'il y avait une personne, un médecin, à côté de la Mercedes. Moi, je n'avais aucune idée de qui se trouvait dans cette voiture. (...) Là, je me dirige vers la portière arrière droite, qui était ouverte...", raconte-t-il au Parisien.


C'est là qu'il voit la princesse Diana, qu'il ne reconnaît pas. "Elle reprenait ses esprits (...) Elle était assise sur le plancher du véhicule, les pieds sur la banquette arrière et sa seule blessure visible était à l'épaule. Elle s'est tournée vers moi et m'a dit "My god, what happened ?" ("mon dieu, que s'est-il passé", ndlr). Ensuite, elle a fait un arrêt cardiaque quand on l'a sortie du véhicule. On a effectué un massage cardiaque, puis elle a été transportée dans le coma vers l'hôpital", se souvient le pompier. Il évoque également l'agitation du garde du corps de la princesse, Trevor Rees-Jones, seul survivant de l'accident. "J'ai pris conscience de l'ampleur de l'événement quand j'ai vu des dizaines de journalistes s'installer devant notre caserne. Ils sont restés une semaine, tentant d'avoir des interviews ou juste des informations sur l'intervention", explique Xavier Gourmelon.

"UN SILENCE ASSEZ POIGNANT"

Le médecin évoqué par le pompier, c'est Frédéric Mailliez. Médecin urgentiste, il est le premier a être entré dans la Mercedes, le soir de l'accident. Il passait par hasard sous le pont de l'Alma pour rentrer chez lui après une soirée entre amis. "Je me suis dirigé vers la Mercedes pour donner les premiers secours à la jeune femme, se souvient-il devant les caméras de BFMTV. Elle était inconsciente, elle avait la tête baissée, elle avait du mal à respirer. Simplement en levant la tête, en l'aidant à respirer avec mon masque, j'ai réussi à lui redonner un peu plus de réactivité." Après l'arrivée des secours, la princesse est transportée à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Sur place, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Jean-Pierre Chevènement, le préfet de police, l'ambassadeur du Royaume-Uni et le policier Daniel Bourdon. "Arrivé dans l'hôpital, aux urgences très rapidement, elle va être mise inconsciente, mais vivante sur un brancard mobile, et elle va être immédiatement acheminée dans le bloc opératoire, raconte ce dernier à BFMTV. S'ensuit l'attente, interminable. "Vers 4 h du matin, les médecins sortent et à voir leur tête, on a compris de Diana était décédée", poursuit-il, en évoquant un "silence assez poignant".

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