Mort d'Alexia Daval : "C'est l'inacceptable qui est arrivé", confie son père

Mort d'Alexia Daval : "C'est l'inacceptable qui est arrivé", confie son père©Gendarmerie Nationale

, publié le jeudi 02 novembre 2017 à 10h16

Les derniers espoirs de ce père de famille se sont envolés. Les analyses ADN ont confirmé que le corps retrouvé en Haute-Saône, près de Gray, est bien celui de sa fille Alexia Daval, la joggeuse disparue depuis le 28 octobre.

"C'est une tragédie.

C'est l'inacceptable qui est arrivé, le drame le plus complet commis par un ou des monstre(s). On avait une lueur d'espoir, mais elle s'est effacée", confie, au micro de RTL, le père de la jeune femme de 29 ans. "Pour le moment, on tient le choc", poursuit cet homme. Mais en réalité, il ne peut faire autrement, dit-il : "On est obligé de le tenir, le choc. On a encore un travail devant nous, un travail pour elle, puis un travail pour sa sœur et pour continuer à vivre, tout simplement". Sidéré, le père éprouve "de la haine". Quant à une envie de vengeance, "c'est un grand mot", tempère-t-il, manifestant plutôt un souhait de justice. "C'est des gens qui sont irresponsables, des gens qu'on voudrait voir vite derrière les barreaux". À l'auteur des faits, qui demeure introuvable et non identifié, ce père n'a pour le moment aucun appel à lui lancer : "Il n'y a rien à dire, c'est monstrueux".



Une autopsie du corps doit être réalisée jeudi 2 novembre, à l'institut médico-légal de Besançon. Les enquêteurs espèrent en savoir plus sur les circonstances du drame. "On est dans le deuil, pour le moment. On attend avec impatience qu'on nous rende le corps d'Alexia. (...) On revit toute la nuit ce qu'elle a pu vivre, en espérant qu'elle n'a pas souffert", précise le père. Au moment où il accepte de témoigner, l'homme se trouve devant le bar PMU qu'il tient avec sa femme. Il lisait les messages agrafés aux centaines de fleurs et dizaines de bougies déposées toute la journée par des clients et des anonymes. "On tient le coup par rapport à toutes les affections qu'on nous porte. (...) On réalise que les gens sont avec nous, qu'il y a une forte mobilisation de soutien, d'amour. On n'est pas seuls".

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