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"Mon fils m'a demandé si le prénom Pierre existait" : à Montpellier, Emmanuel Macron interpellé sur la mixité

"Mon fils m'a demandé si le prénom Pierre existait" : à Montpellier, Emmanuel Macron interpellé sur la mixité
Emmanuel Macron interpellé sur la mixité le 19 avril à Montpellier.

publié le mardi 20 avril 2021 à 08h36

Lors de son déplacement à Montpellier, pour y affirmer son engagement sur le thème de la sécurité, une mère d'une quartier populaire a déploré le manque de mixité sociale à l'école de son fils.  

Lors de son déplacement à Montpeller (Hérault) lundi 19 avril, Emmanuel Macron s'est rendu dans un parking en sous-sol dans le quartier pauvre de la Mosson, une étape non-inscrite à son programme.

En visite dans la cité héraultaise pour parler sécurité et reprendre la main sur cette mission régalienne à l'approche de la présidentielle, le chef de l'Etat a eu à réagir sur la mixité.  


"J'ai connu l'école de la République avec une grande mixité"

A son arrivée, une petite foule l'a entouré et l'a bombardé de questions, allant de la réouverture des écoles aux créneaux de vaccination. Il s'est prêté au jeu des questions-réponse avant d'aller discuter longuement avec quelques habitants dans l'ancien parking. "Je déplore le manque de mixité dans le collège du quartier. Ce qui est vraiment dommage, monsieur le Président, c'est que mon fils de 8 ans m'a demandé si le prénom de Pierre existait vraiment où si ce n'est que dans les livres, tellement il y a un manque de mixité", a regretté Naima Amadou, une habitante voilée, membre du Conseil de quartier. 

"Je lui ait dit oui, il y a des gens qui s'appellent Pierre. Mais c'est vraiment dommage", s'est-elle désolée. Un témoignage fort qui a surpris Emmanuel Macron qui en a haussé les sourcils d'étonnement. "Il faut aussi que les enfants n'aient plus peur de la police, qu'il y ait un travail avec la police dès la maternelle", a-t-elle poursuivi.  Elle a raconté avoir mis sa fille dans un collège privé, bien plus loin, pour qu'elle y retrouve la mixité qu'elle-même a connue. "J'ai connu l'école de la République avec une grande mixité, ce que je ne retrouve plus maintenant", s'est-elle attristée. 

"La sécurité est une politique sociale" 

"Ce quartier s'est dégradé, par un manque de mixité. Et puis la drogue s'est implantée. Des gens arrivent un jour au mépris de tout, qui sont capables de mettre un graff de plusieurs mètres de longs et avec un sigle Snapchat pour que des gens viennent faire leur commande" de drogue, s'est écrié un retraité qui a quitté le quartier. "Ca c'est quelque chose qui mine", a souligné Michel Rouvière, qui a habité du quartier pendant 40 ans. Mais "la sécurité c'est aussi une politique sociale et on oublie souvent de le dire", a relevé Emmanuel Macron en concluant sa visite dans un centre de la Caisse d'allocations familiales. "Quand on habite des quartiers comme celui ci, le premier droit c'est de vivre dans le calme et la quiétude (...) De permettre la vie calme, c'est, je pense, le premier des droits". Car "dès qu'on abandonne ce combat, la mixité n'est plus possible", a-t-il dit.

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