France

“Mon fils est dans une boîte” : la colère noire de Yannick Alléno sur les ravages des drogues au volant

Invité jeudi 25 mai sur BFMTV, Yannick Alléno, dont le fils est mort percuté par un conducteur sous l'emprise de la drogue, est revenu sur les récents incidents similaires survenus partout en France.

“On est catastrophé”. Il y a un an, Yannick Alléno, chef cuisinier multi-étoilé, perdait son fils tragiquement. Antoine, 24 ans, est mort après avoir été percuté par un conducteur sous l'emprise de la drogue. Il n’est malheureusement pas le seul à avoir été victime d’un accident impliquant une conduite sous stupéfiants.

Invité sur BFMTV, jeudi 25 mai, le chef a déclaré que ce sont “708 gamins qui partent tous les ans en France” dans des drames similaires. “Ce sont des personnes qui voulaient continuer à vivre avec leur famille”, a-t-il confié, ému. Mercredi, une fillette de 6 ans a été mortellement percutée par une conductrice qui avait consommé du cannabis. Dimanche 21 mai, ce sont trois policiers qui ont été tués après avoir été percutés par un jeune homme roulant à contresens, ivre et sous l’emprise de stupéfiants.

“Comment voulez-vous que les familles se reconstruisent ?”

Ce genre de situation est aussi dramatique que des attentats. Ce sont des scènes horribles. Vous vous dites qu’il faut que ça s’arrête un jour”, a continué le père en deuil. Lorsque la peine encourue pour “cet acte involontaire”, comme l’indique le code pénal, est évoquée sur le plateau de BFMTV, Yannick Alléno est sorti de ses gonds. “Entendre dire que votre enfant est mort d'un acte involontaire, c'est insupportable. Comment voulez-vous que les familles se reconstruisent ? ”, a-t-il scandé.

Le chef cuisinier a dénoncé une justice qui ne s’adapte pas aux nouveaux enjeux et aux problèmes actuels : “Si le code pénal existe, très bien, mais à un moment la société évolue et la responsabilisation doit évoluer avec”, a-t-il ajouté. “Il faut changer les mots, dire les choses, prendre des actes. (...) Préparons l’avenir. Pour le mien, c'est trop tard (…) Mon fils est dans une boîte”, a finalement conclu Yannick Alléno.

publié le 25 mai à 11h30, Orange avec 6Medias

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