Mobilisation des surveillants de prisons: plusieurs établissements bloqués

Mobilisation des surveillants de prisons: plusieurs établissements bloqués

Les personnels pénitentiaires réclament plus de sécurité après plusieurs agressions

AFP, publié le jeudi 18 janvier 2018 à 11h02

De nombreuses prisons étaient bloquées jeudi matin, au quatrième jour de la mobilisation des personnels pénitentiaires qui réclament notamment plus de sécurité après plusieurs agressions, dont celle de trois d'entre eux jeudi dernier à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

Des négociations entre les syndicats Ufap-Unsa (majoritaire) et la CGT et l'administration pénitentiaire se sont tenus depuis mardi soir et un document est "à l'arbitrage de la garde des Sceaux et de Matignon", ont indiqué mercredi soir les deux organisations dans un communiqué commun.

"Une fois les arbitrages rendus, les discussions reprendront afin de faire un point et finaliser ou pas un document que nous soumettrons aux personnels", ont-elles ajouté, appelant à reprendre le "blocage général" des prisons en attendant. FO-Pénitentiaire participe également au mouvement, sans toutefois négocier.

De nombreux établissements étaient partiellement ou totalement paralysés jeudi matin, avec des parloirs et des extractions de détenus vers les tribunaux retardés ou empêchés.

A Fleury-Mérogis (Essonne), environ 200 personnes bloquaient l'entrée du plus grand centre pénitentiaire d'Europe, selon les syndicats sur place.   

A Marseille, une centaine d'agents bloquaient également tous les accès à la prison des Baumettes, a indiqué à l'AFP un responsable CGT. Dans la région, les prisons de Nice et Ajaccio étaient notamment mobilisées. 

Dans les Hauts-de-France, "les 17 établissements de la région sont bloqués, seul le personnel pénitentiaire peut rentrer", selon le secrétaire régional Ufap-Unsa, Guillaume Pottier. Le directeur interrégional des services pénitentiaires, Alain Jégo, faisait, lui, état de 16 prisons bloquées.

"On continue parce qu'on a toujours rien obtenu. Il y a eu des choses pour Vendin, mais c'est un mouvement d'ordre national", a expliqué M. Pottier.

Dans l'Est, le fonctionnement de plusieurs établissements (Mulhouse, Nancy, Epinal, Sarreguemines, Saint-Mihiel...) était touché. Environ 80 surveillants barraient notamment l'accès à la maison d'arrêt d'Elsau à Strasbourg, avec des pancartes clamant "Sauvez-nous avant qu'il ne soit trop tard", "De belles promesses c'est bien, des promesses tenues c'est mieux".

"C'est ce qu'il faut, que le mouvement se durcisse. Il faut que les choses changent. On sait que cela va engendrer des incidents pour les coursives, que cela va être dur pour les familles, mais il faut que chacun comprenne (...) On risque notre vie tous les jours", a déclaré à l'AFP un surveillant sous couvert d'anonymat.

En Occitanie, "à l'exception de la maison d'arrêt Albi, toutes les prisons sont bloquées", a affirmé à l'AFP Laurens Maffre, secrétaire régional Ufap-Unsa.

En Auvergne-Rhône-Alpes, les surveillants étaient mobilisés devant les principaux établissements de la région (Saint-Quentin-Fallavier, Valence, Roanne, Bourg-en-Bresse, Moulins-Yzeure, Chambéry, Varces-Grenoble...). "Les piquets de Villefranche-sur-Saône et de Lyon-Corbas se sont faits déloger par la police", a indiqué Dominique Verriere, secrétaire régional de l'Ufap-Unsa.

En Ile-de-France, le blocage mis en place à Fresnes (Val-de-Marne) par une centaine de manifestants, avec une barricade de palettes de bois et de pneus enflammés, a été évacué par les forces de l'ordre peu avant 08H30, a constaté une journaliste de l'AFP.

A Nanterre, une quarantaine d'agents tenaient un piquet de grève, avec des palettes enflammées, selon des sources syndicales, et à Villepinte (Seine-Saint-Denis), trente à quarante personnes, selon les syndicats, ont également mis le feu à des palettes et des pneus et déployé une banderole: "Belloubet ne nous laisse pas crever #onlacherien".

Après l'agression jeudi dernier de trois surveillants, légèrement blessés à l'arme blanche par un détenu jihadiste, les syndicats de personnels pénitentiaires se sont mobilisés pour réclamer des conditions de travail plus sécurisées, avec notamment une "gestion spécifique pour les détenus terroristes islamistes et radicalisés" et une revalorisation d'un métier n'attirant "plus personne". 

Leur colère a été ravivée par de nouvelles agressions à Mont-de-Marsan (Landes), Tarascon (Bouches-du-Rhône) et Varces (Isère) cette semaine.

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28 commentaires - Mobilisation des surveillants de prisons: plusieurs établissements bloqués
  • Et si il y a malaise c'est bien par rapport de comment est gérée la prison. IL ne faut pas chercher à comprendre d'après les médias ou les surveillants eux mêmes un surveillant par bloc la nuit est ce normal si il y a urgence il faut attendre le lendemain matin que le Chef soit la , ils sont emprisonnés pour un fait pas pour être interdit de tout même d'être soigné ou d'être plus près des leur famille .
    Nous savons tous qu'il y a des lions derrières ces murs il faut savoir les dompter ou changer de métier.

  • A part placarder les pancartes F.O ou CGT ou autres ils ne sont pas capables de mettre de l'ordre sans créer de conflit toujours ce problème des prisons qui dure depuis belle lurette tout les gouvernement s depuis le temps n'ont rien fait à part parler parler et faire croire , dans ces prisons il faut un respect des droits pour tous un respect d'intimité ou chacun est dans sa cellule et non 6 par cage , ils ne veulent pas faire des prisons adaptés , ils construisent les prisons comme ils font les cités.

  • Ne lâchez rien,la majorité des Français vous soutiennent.Il est inadmissible qu'un détenu,quel qu'il soit agressé un gardien.

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    MV8896  (privé) -

    à part la réouverture d'un Cayenne quelconque et très éloigné, je ne vois pas ce qui peut résoudre le problème des prisons surbookées.

  • la priorité de macron ce sont les migrants et leur confort. les gens d'ici doivent subir et se taire

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