Miss France 2018 : premières polémiques sur Maëva Coucke

Miss France 2018 : premières polémiques sur Maëva Coucke
Maëva Coucke a été sacrée Miss France 2018 le samedi 16 décembre à Châteauroux (Indre).

, publié le lundi 18 décembre 2017 à 18h37

REVUE DE TWEETS. L'élection de Maëva Coucke comme Miss France 2018 suscite de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.

Certains internautes y fustige la primauté donnée au vote des téléspectacteurs, d'autres sa déclaration sur la Miss France 2017 à "la crinière de lionne" mais également le fait que la nouvelle Miss France n'est pas originaire du Nord-Pas-de-Calais qu'elle représentait samedi soir.




En effet, si Miss France 2018 portait l'écharpe du Nord-Pas-de-Calais, la jeune femme de 23 ans est née à Fougères en Ille-et-Vilaine. Selon Ouest-France, elle a ensuite grandi à quelques kilomètres de là à Louvigné-du-Désert. Cela pendant six ans. Les internautes sont également nombreux à noter que la région Nord-Pas-de-Calais a remporté la victoire pour la troisième fois en quatre ans. Des résultats qui s'expliquent, selon eux, par une primauté donnée au vote des téléspectateurs : la "région" Nord-Pas-de-Calais étant l'une des régions les plus peuplées de France derrière l'Île-de-France.

"SI ELLE EST BLONDE, C'EST UNE TRICHERIE PAR RAPPORT AUX AUTRES"

Autre critique : Miss France 2018 ne serait pas une "vraie rousse", une couleur de cheveux qui lui a pourtant permis de se démarquer des autres concurrentes. "Je pense que c'est un avantage, pour les photos de groupe peut-être", concédait-elle au Figaro avant même d'être couronnée. "Ça fait un an qu'ils sont ainsi", avait-elle également précisé au journal. "En fait, je l'ai décidé au cours d'un défilé où on m'avait bombé les cheveux en roux (...) Au début, j'étais un peu réticente à l'idée de sauter le pas. Et puis, finalement, je l'ai fait et ça m'a plu! Aujourd'hui, je ne pourrais plus retourner à ma couleur naturelle, le blond foncé. Je trouve que ça me va mieux au teint".




L'ex-présidente emblématique du concours de beauté, Geneviève de Fontenay, n'a pas manqué de critiqué cette teinture de cheveux. "À mon époque, (l'interdiction de se teindre les cheveux) était dans le règlement de la société Miss France. Peut-être qu'il a changé", a-t-elle expliqué sur le plateau de Jean-Marc Morandini sur CNews. "Toute coloration, postiche, faux cheveux, tatouage, piercing (...) À mon, elle n'aurait pas pu concourir avec sa fausse couleur de cheveux. Si elle est blonde, c'est une tricherie par rapport aux autres. Ce qui est curieux, c'est qu'elle le dise. Elle prend ses responsabilité".



"MISS FRANCE, CE N'EST PLUS CE QUE C'ÉTAIT"

La "dame au chapeau", âgée de 85 ans, a cependant estimé qu'elle ne méritait pas d'être destituée, mais regretté "le manque d'égalité permanent entre les candidates". "Je pense que les costumes, les robes et les maillots de bain devaient être identiques", a-t-elle écrit dans un communiqué. "Les costumes folkloriques n'avaient rien de folklorique : ils étaient difficiles à reconnaître et surchargés. Dans ce cas, autant ne plus en mettre", a-t-elle encore regretté. Elle a déploré le peu de cas fait, selon elle, à Iris Mittenaere, Miss France 2016 devenue Miss Univers. "Elle n'a existé que par son décolleté", a-t-elle déclaré, avant de conclure : "Miss France, ce n'est plus ce que c'était."

Geneviève de Fontenay a longtemps régné sur le concours de Miss France. Elle avait rencontré en 1952 le président de la structure Miss France, Louis Poirot, dit de Fontenay, qu'elle avait ensuite épousé, et avait repris seule la direction du comité Miss France en 1981, après le décès de ce dernier. Cependant, elle est entrée en conflit avec le groupe de production audiovisuelle Endemol, géant européen de la téléréalité, qui a pris le contrôle de la marque Miss France et du concours en 2002. Elle a claqué la porte du concours en 2010 et créé une compétition dissidente, Miss Prestige nationale, qu'elle a soutenue jusqu'en 2016.

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