Millas : une pétition de soutien à la conductrice du car récolte 10.000 signatures

Millas : une pétition de soutien à la conductrice du car récolte 10.000 signatures
Le bus accidenté dans la collision avec un TER sur un passage à niveau à Millas, photographié le 15 décembre 2017.

Orange avec AFP, publié le mardi 26 décembre 2017 à 10h45

MILLAS - Plus de 10.000 personnes ont signé une pétition de soutien à la conductrice du car percuté par un TER à Millas, mise en examen pour homicides et blessures involontaires.

Une pétition de soutien à la conductrice du car scolaire percuté par un TER à Millas (Pyrénées-Orientales) affichait plus de 10.000 signatures ce mardi 26 décembre, cinq jour après son lancement sur la plateforme change.org. La collision, survenue le 14 décembre, a fait six morts et plusieurs blessés.

Elle-même hospitalisée, la conductrice a été mise en examen pour homicides et blessures involontaires.

Une accusation à tort, s'indignent les signataires de la pétition.

"Il faut plutôt la soutenir, tant qu'on ne sait pas ce qui s'est réellement passé, il ne faut pas juger. Le décès des enfants, elle va y penser toute sa vie. Ce sera dur pour elle, on l'accuse un peu trop vite", a expliqué à France-Bleu Roussillon Flora, signatrice de la pétition et créatrice d'une page de soutien sur Facebook.



TROIS FAMILLES PARTIES CIVILES

La conductrice, quadragénaire, mère de famille, a été "placée sous contrôle judiciaire avec notamment l'interdiction de conduire", a précisé le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux.

Elle soutient que la barrière était levée quand elle s'est engagée sur les voies. Mais des "constatations matérielles" et des témoignages contredisent cette version.

Trois des six familles endeuillées se sont également constituée parties civiles ce mardi à Marseille "pour avoir accès au dossier et éventuellement demander des investigations complémentaires", a déclaré leur avocate Me Jehanne Collard.

Il faut "que les responsabilités soient établies et que (les familles) sachent pourquoi leur enfant est mort", a souligné l'avocate.

Ses clients sont "désespérés" et "s'interrogent parce que la conductrice du car a été mise en examen". "Ce qui veut dire qu'il y aurait contre elle des indices graves tendant à laisser penser qu'elle est passée alors que la barrière (du passage à niveau NDLR) était fermée ou qu'elle était sous l'emprise de médicaments", a ajouté l'avocate. "Alors si tout cela est vrai, que fait-elle en liberté ? (...) Et cela, ils ne comprennent pas".

Le procureur a annoncé ce mardi matin qu'il n'y avait "pas de lien" entre les médicaments pris par la conductrice du car et l'accident "à ce stade".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.