Millas: Rentrée éprouvante pour les collégiens avant les obsèques

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 Des élèves du collège Christian Bourquin devant les portes de l'établissement, le 18 décembre 2017 à Millas dans les Pyrénées-Orientales

Des élèves du collège Christian Bourquin devant les portes de l'établissement, le 18 décembre 2017 à Millas dans les Pyrénées-Orientales

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© AFP, RAYMOND ROIG
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AFP, publié le lundi 18 décembre 2017 à 20h38

Après la terrible collision de Millas dont les circonstances exactes restent encore inexpliquées, les élèves de Saint-Féliu-d'Avall (Pyrénées-Orientales) sont retournés lundi au collège, "la boule au ventre", pour une dernière semaine de cours avant Noël qui sera marquée par la cérémonie d'obsèques.

En début de soirée, la préfecture a annoncé le décès d'un sixième de leur camarade dans cette collision qui a fait également dix-sept blessés. Parmi eux, cinq étaient encore lundi entre la vie et la mort.

Peu après 08H00, la quinzaine d'élèves de Saint-Féliu-d'Avall d'où sont originaires les victimes de l'accident à un passage à niveau entre un train et leur autocar scolaire sont descendus du car dans lequel ils avaient pris place.

Ils se sont ensuite engouffrés dans l'établissement pour tenter de reprendre les cours. 

Un accompagnant a fait le voyage avec eux afin de "les rassurer" et l'itinéraire a été modifié afin de ne pas emprunter le même passage à niveau, a précisé le maire de la commune, M. Robert Taillant. Le car a toutefois dû franchir un passage à niveau mais aucun train ne circulait lundi et mardi, a souligné le maire.

"C'est très dur ce matin même si l'équipe enseignante est formidable et les soutient", a expliqué la maman de Clélia qui était aux côtés de sa fille venue au collège "la boule au ventre". Une cellule psychologique avait également été mise en place dans l'établissement pour accompagner ceux qui le souhaitaient.

"Ils savent maintenant quels sont les copains qui sont partis. Ils vont voir que leurs camarades ne sont plus à côté d'eux", poursuit Alexia, les larmes aux yeux en embrassant sa fille.

- Funérailles jeudi -

Jeudi, les adolescents seront confrontés à l'épreuve des funérailles qui se tiendront à 09H30 à la salle polyvalente de Saint-Féliu. Une chapelle ardente y sera installée dès mercredi pour permettre aux habitants de se recueillir devant les cercueils.

Dans le même temps, l'enquête se poursuit pour déterminer la position des barrières du passage à niveau, élément crucial pour établir les responsabilités, mais les témoignages divergent. 

Certains indiquent que "la barrière était fermée et d'autres qu'elle était ouverte", avait expliqué le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, en charge des investigations.

La conductrice du car, blessée dans l'accident, a assuré que les barrières étaient "levées" lors de sa traversée des voies à Millas. En revanche, le conducteur du train affirme que ces barrières étaient fermées.

La SNCF a affirmé de son côté que le passage à niveau n° 25 "fonctionnait normalement" au moment de l'accident.

"Rien n'a évolué fortement. Barrières ouvertes ou fermées, le débat est là. Les auditions se poursuivent, notamment de blessés qui n'ont pas encore été entendus ou d'autres témoins. Le bilan reste le même", a déclaré une source proche de l'enquête.

Les familles pourraient en savoir davantage mardi. Une réunion d'information faisant le point sur les investigations en cours et le déroulement de l'enquête" sera organisée mardi à 15H00 au TGI de Perpignan par le procureur de Marseille.

La scène de l'accident a notamment été modélisée avec un scanner en 3D par les enquêteurs de la section de recherches de Montpellier. Le champ de vision de la conductrice qui roulait à 12km/h selon l'analyse des disques doit également être reconstitué mardi grâce à un drone. 

 
21 commentaires - Millas: Rentrée éprouvante pour les collégiens avant les obsèques
  • De tout coeur avec ces familles leurs douleurs sont miennes, en effet mon fils Sébastien 15 ans est décédé aussi sur une voie férrée avec demi-barrière contre un train en juillet 2001 pas de témoins et mon doute subsiste toujours dans mon esprit , courage à toutes ses familles qui comme moi ne reverront plus leur enfants et devront vivre avec ce grand vide , courage à ses enfants blessés physiquement qui luttent pour vivre courage à ses enfants qui ont été là à ce moment terrible et courage à la conductrice du train qui doit se battre pour la vérité

  • Quel horrible drame et quelle incroyable lâcheté pour fuir sa responsabilité Et cela dans bien des domaines... dans le déni le plus abject.
    Mais j'espère que les enquêteurs établiront la vérité sur cette collision et qu'enfin on proposera des solutions pour éviter de tels drames (caméras, radars, signaux au train confirmant l'abaissement des barrières,etc...).
    J'espère également que la reconstitution permettra de confirmer :
    a) comment le conducteur du train a t il pu voir les barrière baissées puisqu'elle sont cachées par une haie d'arbres.
    b) quand le bus est arrivé à l'intersection pour s'engager sur la D612 , la conductrice a forcément vu la position des barrières sur sa gauche, elle n'aurait pas franchi le passage à niveau les barrières baissées. D'autre part, le bus est plus long que la distance entre les 2 barrières, elles se seraient cassées en heurtant le toit du bus ou son avant.

  • en principe ,a environ 1km avant le passage a niveau, sur la voix se trouve un boitier commandant les signalisations barrière et feux Le train a son passage actionne le levier de cette commande. Deja ptoduit ce boitier n'est pas totalement etanche et les contacts s'oxydent et n'assure plus la liaison donc a verifier .

  • Les discussions sont ubuesques : si la barrière avait été fermée, comment la conductrice du car aurait-elle pu passer et se retrouver sur la voie ????!!!!!! Les barrières ne couvriraient pas toute la largeur et permettraient à un car de passer ? C'est d'une stupidité sans nom !

  • S'il vous plait ,par " respect pour les familles et les enfants " ,tous médias confondus ,nous avons l'information,maintenant ça suffit ;ce voyeurisme médiatique.
    Mais foutez leur la paix. Maintenant ce n'est plus de la compassion mais du voyeurisme malsain et honteux.

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