Millas : la SNCF teste des "radars" pour éviter les accidents aux passages à niveau

Millas : la SNCF teste des "radars" pour éviter les accidents aux passages à niveau
Le président de la SNCF Guillaume Pepy, le 27 février 2017

Orange avec AFP, publié le mardi 02 janvier 2018 à 12h30

Après le terrible accident de Millas ainsi que les nombreux incidents survenus dans les gares ces derniers mois, Guillaume Pepy s'est expliqué mardi 2 janvier sur le plateau de BFMTV. Le président de la SNCF devra rendre des comptes au gouvernement dans la semaine.



Accidents à des passages à niveau, immense pagaille à la gare Montparnasse, panne à Saint-Lazare : la SNCF fait l'objet de multiples critiques en ce début d'année. Les sujets de mécontentement sont nombreux chez les voyageurs. En pleine crise, le patron de la compagnie ferroviaire a tenté de calmer les esprits. Mardi matin, il a annoncé des mesures pour améliorer la sécurité des voies, en particulier aux abords des passages à niveau. L'entreprise va expérimenter un système de radars qui détecte les véhicules arrêtés sur les rails. "S'il y a une voiture à ce moment-là, automatiquement ça coupe le courant", a expliqué le patron, qui précise que le dispositif est actuellement en phase de test.



Pour autant, une pareille mesure de sécurité n'aurait pas permis d'éviter la collision entre un TER et un car scolaire à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, a reconnu Guillaume Pepy. "Il faut sans doute multiplier les feux rouges devant les passages à niveau pour renforcer l'obligation de s'arrêter, il faut mettre des radars pour sanctionner ceux qui, malgré la sonnerie, essaient de passer le passage à niveau", a-t-il détaillé. "La vérité, c'est que ça n'aurait pas empêché le drame de Millas parce que les événements sont concomitants, c'est-à-dire que le car s'engage au moment même où le train arrive", a-t-il insisté.

INCIDENTS À RÉPÉTITION

Alors que les critiques fondent sur la SNCF après les incidents survenus dans les gares parisiennes en décembre, l'autorité de Guillaume Pepy est à nouveau contestée, mais le patron du groupe semble indéboulonnable. "Mon mandat est à la disposition du gouvernement", a-t-il lancé le 29 décembre au Parisien. Mi-agacé, mi-amusé, le président de la SNCF ne faisait que répéter ce qu'il dit systématiquement quand on lui demande s'il va partir. Comme devant la presse le 6 décembre, trois jours après la panne géante de la gare Montparnasse.



Le patron de la SNCF, qui est aux commandes depuis février 2008, n'en est pas à sa première crise. En dix ans d'exercice, il a connu aussi bien des grèves surprise que des pannes conséquentes, avec notamment un train bloqué dans le tunnel sous la Manche, et surtout des accidents mortels : celui de Brétigny-sur-Orge, qui a fait 7 morts en 2013, et celui d'une rame d'essai à Eckwersheim (11 morts en 2015).

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