Militante blessée lors d'une manifestation de "gilets jaunes" à Nice : Mélenchon répond à Macron

Militante blessée lors d'une manifestation de "gilets jaunes" à Nice : Mélenchon répond à Macron
Jean-Luc Mélenchon participe à la manifestation des "gilets jaunes" à Paris, samedi 23 mars.

Orange avec AFP-Services, publié le lundi 25 mars 2019 à 12h42

Une manifestante de 73 ans a été grièvement blessée samedi, lors d'un rassemblement interdit dispersé par la police. Le chef de l'État lui a souhaité lundi "un prompt rétablissement", tout en estimant qu'elle n'aurait pas dû participer à la manifestation. Elle "n'a pas besoin de vos leçons de sagesse", rétorque le numéro un de la France insoumise (LFI). 

Lundi 25 mars, dans un entretien à Nice-Matin, Emmanuel Macron a souhaité "un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse" à la militante d'Attac grièvement blessée à la tête samedi, lors d'une manifestation de "gilets jaunes" interdite à Nice. "Je souhaite d'abord qu'elle se rétablisse au plus vite et sorte rapidement de l'hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille. Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable", estime le président de la République à propos de Geneviève Legay, 73 ans.

" Quand on est fragile, qu'on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci", juge-t-il, tout en soulignant que "cette dame n'a pas été en contact avec les forces de l'ordre".

"Le président de la République est à deux doigts d'expliquer qu'elle l'a bien cherché"

Des propos qui indignent Jean-Luc Mélenchon. "Monsieur Macron, notre Geneviève de Nice n'a pas besoin de vos leçons de sagesse. Vous auriez beaucoup à apprendre d'elle. Elle milite pour le bien des autres. Et vous, vous la frappez au nom de quoi ?", réagit-il lundi sur Twitter. 

Le Parti communiste condamne également les propos du chef de l'État. "Le président de la République est à deux doigts d'expliquer qu'elle l'a bien cherché. Comment ose-t-il ?", s'insurge la tête de liste PCF pour les européennes, Ian Brossat, dans un tweet. 

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel regrette de son côté qu'"avec Macron, nos retraité-es sont tout juste bons à se taire et à accepter en silence de gagner moins, de travailler plus et plus longtemps".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.