Migrants : la préfecture de Calais interdit toute manifestation ce week-end

Migrants : la préfecture de Calais interdit toute manifestation ce week-end
Un homme tient une pancarte "Solidarité avec les migrants de Calais" lors d'une manifestation contre l'état d'urgence à Paris le 25 mars 2016 (Illustration).

Orange avec AFP, publié le jeudi 05 mai 2016 à 19h15

Les appels à manifester de collectifs pro et anti-migrants ce week-end à Calais fait craindre à la préfecture des débordements.

La crise des migrants agite toujours Calais et ses alentours. Alors que le collectif proche de l'ultra gauche Calais Migrant Solidarité - No Border a appelé à un rassemblement de soutien aux migrants samedi 7 mai devant le centre de rétention administrative de Coquelle, dans le cadre d'une journée internationale de solidarité avec les personnes en rétention, deux collectifs hostile à la présence des migrants, Calais libre et Reprenons Calais, ont contre-attaqué en appelant à un contre-rassemblement au même moment.



Afin d'éviter tout risque d'affrontements, la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio a interdit toute manifestation "ayant trait à la situation migratoire" ce week-end à Calais et dans les communes voisines de Coquelles et Fréthun, "à compter de ce samedi 7 mai 2016 à minuit jusqu'au dimanche 8 mai 2016 à minuit", a-t-elle annoncé ce jeudi 5 mai. "La proximité de ces deux groupes antagonistes est de nature à entraîner des tensions voire des risques de troubles graves à l'ordre public", ajoute-t-elle.

La "jungle" de Calais, camp de fortune accueillant de 3.000 à 5.000 migrants, selon les sources, qui souhaite passer, illégalement, en Angleterre, fait l'objet de nombreuses contestations. Les routiers se plaignent notamment régulièrement des migrants qui tentent régulièrement de monter dans leur véhicule afin de rejoindre l'autre côté de la Manche. Plusieurs manifestations d'extrême droite se sont déroulées depuis le début de l'année malgré l'interdiction de la préfecture. Elles s'étaient soldées par des interpellations, dont celle d'un général de réserve, Christian Piquemal, qui doit comparaître le 12 mai devant le tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer.

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