Migrants: "il faut se garder des faux bons sentiments", dit Macron

Migrants: "il faut se garder des faux bons sentiments", dit Macron

Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre italien Paolo Gentiloni (d), lors d'une conférence de presse, le 11 janvier 2018 à Rome

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AFP, publié le jeudi 11 janvier 2018 à 14h07

Le président français, Emmanuel Macron, a jugé jeudi à Rome qu'il fallait "se garder des faux bons sentiments", en réponse à des critiques d'intellectuels et d'associations sur la politique du gouvernement français vis à vis des migrants.

"Il y a beaucoup de confusion chez les intellectuels", a ajouté M. Macron au cours d'une conférence de presse avec le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, après la dénonciation par le prix Nobel de littérature français Jean-Marie Gustave Le Clézio dans l'hebdomadaire L'Obs d'un "déni d'humanité insupportable" dans le traitement des migrants.

L'écrivain s'est insurgé contre la politique devenue "un monstre froid" qui agit en suivant "des lois et des instructions qui ne tiennent pas compte du sentiment humain".

"La France n'est pas fermée", a déclaré M. Macron. Mais "nous sommes face à des vagues migratoires (...) qui sont inédites depuis la fin de la Seconde guerre mondiale", a-t-il ajouté, en rappelant qu'un record de 100.000 demandes d'asile avaient été déposées en France l'an dernier.

La politique du gouvernement "ne remet en rien en cause le droit d'asile (...). Il y a des femmes et des hommes qui arrivent qui ont le droit d'être protégés et ils le sont", a-t-il affirmé.

M. Macron a également rendu hommage jeudi à Rome au "très grand travail" accompli par l'Italie pour limiter l'entrée de migrants sur le sol européen.

"L'Italie a fait un très grand travail en 2017 (...) pour réussir à stabiliser une situation extrêmement critique", a-t-il assuré.

L'année 2017 a été un tournant en matière migratoire pour l'Italie, passée d'un flux toujours plus massif au premier semestre aux prémices d'une immigration choisie, au prix toutefois d'accords controversés en Libye qui ont limité les arrivées à 119.000, soit 35% de moins qu'en 2016.

Ces accords conclus avec les autorités libyennes mais aussi avec des milices ont été critiqués par les organisations de défense des droits de l'homme, compte tenu de la situation cauchemardesque des migrants en Libye, où certains sont réduits en esclavage et beaucoup subissent violences et extorsions.

 
81 commentaires - Migrants: "il faut se garder des faux bons sentiments", dit Macron
  • Bien envoyé! Reste à mettre cela en pratique et ne rien céder aux associations parasitaires qui défendent leur fond de commerce. Savez que que chacune de ces associations a un « président directeur général », et ils ne vivent pas d’eau et de pain sec.

  • le problème chez les intellectuels , c'est qu'ils vivent dans un monde qui n'existe pas

  • migrants clandestins que le gouvenement ne cede pas à ces associations à la salive facile donneuses de leçons qui sans consulter les français disent nous on a parlé français vous devez accueillir etc nous nous les ordres mais nous n'en voulons pas chez nous à charge dans nos maisons vous prenez les , envoyez tous ces courageurs beaux parleurs en Afrique là ils seront utiles et à leur place n ce sont des démagogues à notre charge

  • .... Les migrants (à ne pas confondre avec leurs homologues européens, qu'on appelle :les expatriés) ne sont pas des électeurs . Le président de la République a beau jeu d'adopter une position de fermeté et quelque peu moralisatrice, à l'égard des membres des associations qui Il paye aussi des impôts et quiconsidèrent que les migrants doivent être traités humainement, ce qui n'est pas le cas par exemple à la frontière italienne ou à Paris. Mais il aurait pu également expliquer que le plus souvent les migrants mettent leur vie en danger pour venir en Europe, en raison des guerres civiles qui ravagent leur pays ou des difficultés économiques liées à une exploitation sans contrepartie de leur territoire par les Européens. Dans un cas comme dans l'autre, la France devrait s'employer à ramener la paix, et non pas à faire la guerre comme elle 'l 'a fait en Libye et en Syrie, pour le compte des étasuniens et des pétromonarchies. Actuellement en Syrie, l'objectif est de réparer les pots cassés par Hollande et Fabius, en soutenant les démarches entreprises par les Russes et El-Assad, plutôt que de laisser perdurer la guerre civile, jusqu'au dernier syrien

  • En, gros il dit que la charité sous prétexte de justice c'est du spécieux, des techniques sophistes, le mal à l'œuvre.

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