Michaël Blanc arrivé à Genève après 19 ans en Indonésie pour trafic de drogue

Michaël Blanc arrivé à Genève après 19 ans en Indonésie pour trafic de drogue
Photo fournie par l'agence de l'immigration indonésienne le 21 juillet 2018 du Français Michaël Blanc à l'aéroport Soekarno-Hatta de Jakarta

AFP, publié le dimanche 22 juillet 2018 à 13h00

Le Français Michaël Blanc est arrivé dimanche matin à l'aéroport de Genève, après presque 19 ans de rétention en Indonésie pour trafic de drogue, a affirmé à l'AFP Martial Saddier, ancien maire de sa ville natale de Bonneville (Haute-Savoie).

"Il a bien atterri à Genève", a déclaré l'actuel député de Haute-Savoie, proche de la famille et très investi dans ce dossier. Il a précisé  que l'ancien détenu, âgé aujourd'hui de 45 ans, allait rester dans un endroit tenu secret "pendant quelques jours, afin d'avoir un sas de décompression avant des apparitions publiques".

Depuis 2014, Michaël Blanc était sorti de prison mais vivait en liberté conditionnelle à Jakarta aux côtés de sa mère, avec interdiction de quitter le pays jusqu'à l'expiration de son contrôle judiciaire.

Ce délai arrivait à échéance le 21 juillet et après d'ultimes formalités, il a pu prendre l'avion avec Hélène Le Touzey, qui avait tout abandonné en 2000 pour aller aider son fils en Indonésie après sa condamnation. Tous les deux ont été accueillis dimanche par des proches à l'aéroport de Genève, dont le père de Michaël, Jean-Claude Blanc.

En 1999, âgé de 26 ans à l'époque, ce cuisinier devenu globe-trotter avait posé ses bagages sur l'île touristique de Bali pour devenir moniteur de plongée.

Sa vie bascule un jour de décembre quand il est arrêté à l'aéroport avec 3,8 kilos de haschisch dans des bouteilles. Il explique qu'un ami les lui a confiées pour les transporter mais ne convainc pas la justice de ce pays dont la législation antidrogue est parmi les plus sévères au monde.

L'année suivante, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, échappant de justesse à la peine de mort. En 2009, le Français bénéficie d'une grâce présidentielle partielle, sa peine étant commuée en 20 ans d'emprisonnement. Sa libération conditionnelle en 2014 lui interdit de quitter l'Indonésie avant la fin de sa peine, soit le 21 juillet 2017, et au terme d'une année supplémentaire de probation achevée samedi.

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