Meuse : des fusées tirées sur un hélicoptère de la gendarmerie

Meuse : des fusées tirées sur un hélicoptère de la gendarmerie©Panoramic

publié le mercredi 17 août 2016 à 12h35

L'hélicoptère n'a heureusement pas été atteint par les fusées d'artifice, mais il s'en est fallu de peu, selon Le Parisien. Les forces de l'ordre contrôlaient dimanche à Bure (Meuse) une manifestation contre le projet de site d'enfouissement de déchets nucléaires.

Après Sivens et Notre-Dame-des-Landes, l'État est confronté à une nouvelle importante contestation sur un autre de ses projets, celui du site d'enfouissement de déchets nucléaires de Bure (Meuse).

Dimanche avait lieu un rassemblement de manifestants, essentiellement composé de militants antinucléaires.
Les gendarmes avaient choisi de surveiller les contestataires depuis le ciel, évitant des heurts frontaux avec les activistes pouvant faire un mort comme à Sivens. L'hélicoptère des militaires survolait la manifestation en vol stationnaire quand, révèle le Parisien, il a été visé par une demi-douzaine de tirs de fusées d'artifice, "des fusées d'artifice comme on en voit le 14 juillet", a indiqué une source proche du dossier au quotidien. Elles sont passées au-dessus de l'hélicoptère, mais le pilote a dû faire des manoeuvres d'écartement. L'appareil et son équipage ont interrompu le vol et sont rentrés dans leur camp de base".

Un projet vieux de dix ans

Pas de victimes donc, mais cet incident a tout de même provoqué l'ouverture d'une enquête de flagrance pour violences volontaires en réunion, avec arme par destination, et sur personne dépositaire de l'autorité publique. Les auteurs de ces tirs risquent dix ans de prison. Aucun n'a encore été identifié. Étant donné la configuration des lieux et la confusion qui régnait au moment des faits, l'enquête s'annonce difficile.
Ce projet de centre de stockage de 240 000 fûts de déchets radioactifs dans le sous-sol du village de Bure remonte à dix ans. Seuls les travaux d'installations préparatoires au chantier ont commencé. Le site doit être achevé d'ici 2025, mais il est contesté par des associations écologistes qui ont déposé plusieurs recours devant la justice.

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