Meurtre du petit Luca à Jœuf : ses parents assignent l'État en justice

Meurtre du petit Luca à Jœuf : ses parents assignent l'État en justice
Paolo porte un portrait de son frère Luca lors d'une marche blanche le 18 octobre 2015 à Jœuf (Meurthe-et-Moselle).

Orange avec AFP, publié le samedi 24 septembre 2016 à 11h02

Les parents de Luca, 7 ans, poignardé en pleine rue en 2015 par un homme souffrant de troubles psychiatriques à Jœuf (Meurthe-et-Moselle), ont assigné l'État en justice, estimant que le meurtrier présumé aurait dû être suivi après des faits de violences en 2013.

Le couple pointe du doigt les "défaillances du système judiciaire" et souhaite que "l'État reconnaisse qu'il y a eu une faute", en ne mettant pas en place de suivi de cet homme, a indiqué à l'AFP leur avocat Me Xavier Iochum, confirmant une information du Républicain Lorrain paru samedi. Selon les parents, cette mesure aurait dû être décidée après la condamnation de l'individu à Carpentras, en 2013, à 4 mois de prison avec sursis pour des faits de violences.

Le 15 octobre 2015 vers 16h, l'agresseur du garçon avait "attrapé" Luca, selon un témoin direct de la scène, un voisin âgé de 90 ans, et avait poignardé l'enfant "avec un couteau de boucher".

Luca était mort de ses blessures à l'hôpital. Depuis, "nous sommes quasiment sans nouvelles de l'instruction", a également déploré Me Xavier Iochum, ajoutant qu'un collège d'experts débattait encore pour savoir si le discernement de l'agresseur était altéré ou aboli. Dans le deuxième cas, il ne serait pas renvoyé devant une cour d'assises. L'agresseur, un homme né en 1985, s'était livré à la police immédiatement après les faits. Mis en examen et écroué à Nancy, il risque, s'il comparaît, la réclusion criminelle à perpétuité.



En février 2016, le tribunal administratif de Lille avait condamné l'État dans l'affaire Natacha Mougel, le jugeant "responsable sans faute" pour avoir accordé une libération conditionnelle en 2009 à Alain Penin, qui avait tué la joggeuse un an plus tard. Les parents de la jeune fille avait reçu 25.000 euros "en réparation de leurs préjudices moraux".

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