Meurtre de Nadège Desnoix : le suspect en garde à vue aurait reconnu les faits

Meurtre de Nadège Desnoix : le suspect en garde à vue aurait reconnu les faits ©Panoramic (photo d'illustration)

publié le mercredi 01 décembre 2021 à 19h00

En mai 1994, Nadège Desnoix, 17 ans, était retrouvée assassinée à Château-Thierry dans l'Aisne. Près de 30 ans plus tard, un homme de 54 ans, Pascal L.

a reconnu les faits, relate Le Parisien, mercredi 1er décembre. 

Quelques semaines après la résolution de l'affaire du "Grêlé", un tueur en série retrouvé des dizaines d'années après ses méfaits avant de se suicider, c'est un autre cold case français qui pourrait être élucidé, celui du meurtre de la jeune Nadège Desnoix en 1994. Le Parisien rapporte qu'un homme, placé en garde à vue mardi 30 novembre, a reconnu les faits. Ce dernier aurait, selon le quotidien, évoqué une "pulsion", mais a avoué avoir également infligé des violences sexuelles à l'adolescente. Cet individu de 54 ans devrait être présenté à un juge d'instruction jeudi 2 décembre, avant une probable mise en examen et incarcération. Il avait été interpellé par la police judiciaire de Creil (Oise) et l'Office central pour la répression des violences aux personnes.  La lycéenne de 17 ans avait été assassinée sauvagement en 1994, étranglée et lardée de coups de couteau, et retrouvée sans vie dans un sentier de Château-Thierry avec son cartable et une rose à proximité. Cette dernière ne s'était pas rendue à son lycée le jour de sa disparition. Le soir-même, ses parents, inquiets, préviennent les autorités. Le lendemain matin, son corps est retrouvé par un passant.



Un homme connu des services de police

Depuis, ce meurtre demeurait une énigme pour les enquêteurs. Le tristement célèbre tueur et violeur en série, Michel Fourniret, décédé en 2021, fut un temps suspecté de ce crime, précise Le Parisien. Actuellement sous le coup d'une procédure judiciaire pour violences conjugales, les enquêteurs sont parvenus à déceler une correspondance entre un ADN prélevé sur la scène de crime et celui du suspect. Ce dernier était déjà connu pour des faits d'enlèvements de mineurs et était inscrit au fichier des délinquants sexuels, révèle le quotidien.  

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