Meurtre de Mireille Knoll : la piste antisémite remise en cause

Meurtre de Mireille Knoll : la piste antisémite remise en cause
Une photo de Mireille Knoll accrochée sur la porte de son appartement (photo d'illustration).

, publié le mardi 22 mai 2018 à 09h07

L'un des co-suspects du meurtre de l'octogénaire revient sur ses déclarations sur les motivations du meurtre.

Deux mois après le meurtre de la retraitée juive de 85 ans, tuée et brûlée dans son appartement du 9e arrondissement de Paris, la piste antisémite s'écarte un peu plus. Le Parisien a eu accès à la dernière audition d'Alex, l'un des suspects du meurtre, celui qui avait justement évoqué un mobile religieux.



En l'absence de témoin, c'est principalement sur la foi de ses propos que la justice a retenu le caractère antisémite du meurtre de cette vieille femme juive.

Le jeune homme de 22 ans avait d'abord confié avoir entendu son ami Yacine dire que "les juifs ont une bonne situation" avant qu'il décide de s'en prendre à sa voisine.

"Un crime crapuleux, mâtiné d'antisémite"

Alex est revenu sur ses propos lors d'une récente audition. Il avance aujourd'hui la piste d'une vengeance. Il affirme que c'est la rancœur de Yacine contre l'octogénaire, pour une histoire de prison après l'agression sexuelle d'une mineure hébergée chez cette dernière, qui l'a poussé au meurtre.



"Ce qui est important, c'est la version spontanée", estime de son côté l'avocat de la famille Knoll, Gilles-William Goldnadel à Europe 1. "Ce qui compte pour moi, c'est qu'il maintient que Yacine a bien dit 'Allah Akbar'. C'est un crime crapuleux, mâtiné d'antisémitisme", affirme-t-il.

Yacine doit être à nouveau entendu par la juge d'instruction ce mardi 22 mai. Il rejette la responsabilité du crime sur son complice.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.