Meurtre d'Ivry-sur-Seine : le suspect reconnaît sa responsabilité selon son avocat

Meurtre d'Ivry-sur-Seine : le suspect reconnaît sa responsabilité selon son avocat
Photo d'illustration

publié le lundi 17 mai 2021 à 10h48

L'adolescent de 14 ans, suspecté du meurtre de Marjorie, 17 ans, reconnaît "reconnaît sa participation et il est complètement écrasé par sa responsabilité", affirme son avocat sur Franceinfo.

L'adolescent âgé de 14 ans, suspecté d'avoir poignardé mortellement Marjorie, 17 ans, vendredi d'un coup de couteau dans le thorax à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), a été mis en examen dimanche 16 mai pour "meurtre", selon le parquet de Créteil. Au micro de Franceinfo lundi 17 mai, l'avocat du suspect, Me Adrien Gabeaud, affirme que son client "réalise petit à petit la gravité et l'immense responsabilité qu'il endosse".




"Il reconnaît sa participation et il est complètement écrasé par sa responsabilité et les conséquences à tous les égards", souligne-t-il encore précisant que l'acte de son client n'est en aucun cas prémédité.

"Il explique ces événements dans l'enchaînement de plusieurs séquences qui ont trouvé leur origine d'abord dans des échanges sur les réseaux sociaux, puis ensuite dans une première séquence de bagarre dont il faisait plutôt l'objet, ce qui est avéré, et ensuite dans le troisième et dernier événement où il est allé chercher un couteau qu'il a utilisé contre la victime", précise Me Gabeaud.

Aucun antécédent judiciaire 

Selon des témoignages recueillis par l'AFP, le suspect "avait créé un groupe Snapchat le matin même" au sujet de la petite soeur de l'adolescente. "Marjorie n'a pas apprécié qu'on parle mal de sa petite soeur. Elle est venue en bas de la tour", où vit le père du suspect, et l'"a frappé". L'adolescent, "un peu la star de la cité" selon des jeunes filles interrogées, serait alors remonté chez lui pour s'emparer d'un couteau, avec lequel il aurait poignardé Marjorie au niveau de la poitrine.



Selon la version de l'avocat de l'adolescent sur Franceinfo, "il y a eu des échanges sur les réseaux sociaux, ces échanges sont dépourvus de menaces. Ils visaient des personnes qui n'ont rien à voir avec la famille de la victime. En revanche, la sœur de la victime a voulu avoir une explication avec mon client et celle-ci était accompagnée de Marjorie, de son frère et d'autres personnes". Il est ensuite "remonté chez lui récupérer un couteau et un sac de sport", précise-t-il cette fois auprès de l'AFP. Sur le chemin de "son entraînement de foot", une seconde altercation "physique" et "verbale", avec des "gestes saccadés", a lieu avec la future victime. "C'est un enchaînement d'événements qui ont conduit à ces faits dramatiques, il n'a pas voulu toucher une zone vitale", a ajouté l'avocat.

Né en novembre 2006, l'adolescent avait un casier judiciaire vierge et aucun antécédent judiciaire, selon son conseil. Spécialisé dans les affaires de bandes, indique Franceinfo, Me Adrien Gabeaud met en cause les réseaux sociaux, "un facilitateur et un accélérateur du passage à l'acte, qu'ils permettent une surenchère, des provocations, parfois même des menaces". Il conclut : "Nous nous apercevons que les protagonistes sont de plus en plus jeunes".
 

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