Meurtre d'Alexia Daval : ce qui a fait craquer Jonathann

Meurtre d'Alexia Daval : ce qui a fait craquer Jonathann
Jonathann Daval le 2 novembre 2017.

Orange avec AFP, publié le jeudi 01 février 2018 à 07h00

Selon RTL, c'est le témoignage de la mère d'Alexia qui a poussé Jonathann Daval à passer aux aveux.

Après trois mois à cacher son crime sous ses pleurs, Jonathann Daval, en garde à vue depuis la veille, a finalement avoué mardi 30 janvier avoir tué son épouse Alexia, retrouvée morte en octobre dernier dans un bois en Haute-Saône.

"Tout a basculé en cinq minutes", écrit mercredi 31 janvier l'Est Républicain, qui a recueilli les confidences de ses avocats Randall Schwerdorffer et Ornella Spatafora.

Alors que la présentation au juge d'instruction approche, l'informaticien de 34 ans, qui "n'est pas soupçonné par hasard" de l'aveu même de son avocat, n'a toujours rien dit. Il est 17h, les gendarmes demandent une dernière audition. "Avec Me Spatafora, on demande alors à s'entretenir avec notre client, ce qui est accepté", raconte Randall Schwerdorrfer au quotidien.

Alors qu'ils se retrouvent seuls avec lui, ils comprennent "que Jonathann est dans un état catastrophique, qu'il est totalement bloqué de l'intérieur. On sent qu'il a envie, qu'il ne demande que ça, mais qu'il ne peut pas. Avec mon associée, on essaie de trouver les mots pour lui faire comprendre que s'il veut parler, c'est maintenant, ou jamais". Mais Jonathann ne dit rien. Ils finissent par se rendre dans la salle des enquêteurs. Et là, le suspect craque "dans un énième sanglot". "Il dit quelque chose comme "c'est moi qui ai fait ça, je crois, mais c'était un accident, je ne voulais pas que ça arrive", rapporte Me Schwerdorrfer.

Selon RTL, c'est le témoignage de sa belle-mère, qui l'a toujours soutenu, qui a tout déclenché. Dans la matinée du 30 janvier, la mère d'Alexia Daval a été appelée à la gendarmerie. Elle a reconnu les draps retrouvés en partie calcinés à côté du corps de sa fille. Elle confirme qu'ils viennent bien de la maison de sa fille. "C'est à ce moment, que Jonathann a finalement avoué le meurtre, incapable de poursuivre un mensonge qu'il ne pouvait plus tenir", selon la station.



"C'ÉTAIT TRÈS INTENSE"

Les gendarmes l'interrogent. "Le but était d'obtenir des aveux circonstanciés, qui corroborent les faits constatés par ailleurs. C'est ce qui a été fait ", explique à l'Est Républicain le patron de la section de recherches de gendarmerie de Besançon, le lieutenant-colonel Péresse, qui a assisté à une grande partie de la garde à vue. Il "a reconnu avoir tué son épouse mais il a dit qu'il ne voulait pas et il regrette", indiquent ses avocats à la presse en début de soirée. Il nie en revanche avoir essayé de brûler le corps. Pourtant, le corps partiellement brûlé d'Alexia Daval avait été retrouvé le 30 octobre, dissimulé sous des branchages dans le bois d'Esmoulins, près de Gray, à quelques kilomètres du domicile du couple.



"C'était très intense", raconte Me Schwerdorffer, "et c'était un moment de grande sincérité. On était tous en phase, lui, nous, les enquêteurs. Contrairement à ce que pensent certains esprits faibles, y compris dans ma profession, ces aveux étaient pour Jonathann une occasion exceptionnelle de retrouver une sorte de paix intérieure. Enfin, il sortait de ces mensonges, enfin, il ôtait le masque..."

Jonathann Daval a été mis en examen pour "meurtre sur conjoint". Il encourt la réclusion à perpétuité.

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268 commentaires - Meurtre d'Alexia Daval : ce qui a fait craquer Jonathann
  • En aucun cas le geste qu'il a accompli est excusable mais je me souviens d'une histoire l'année dernière où une femme battue avait tué son mari. L'opinion public avait pris sa défense. Alors attendons d'en savoir plus avant de le jeter au pilori. Les hommes battus ou moralement harcelés ça existe, mais comme la mode est à la défense des femmes, on ferme les yeux. Et je répète pour les imbéciles, ça n'excuse pas son geste et c'est pas une raison pour tuer.

  • On en a assez de voir la photo du pleurnicheur étrangleur , svp , vous pouvez changer de tête , merci .

  • Depuis le début, les gendarmes savaient, mais ils n'avaient pas les preuves matérielles pour l'arrêter. Maintenant c'est la famille qui est de nouveau atteinte par la vérité, d'avoir tué leur fille, et tromper et abusés c'est innommable. le maximum pour une condamnation d'un crime atroce, et en plus il ose affirmer qu'il ne l'a pas fait bruler !!

  • Dans cette affaire je trouve étrange le passage à l'antenne de la défense de l'inculpé, comme pour faire passer le message insidieux que le déni n'était pas cautionné par le conseil, bizarre vous avez dit bizarre....

  • elle la poussée aussi a lui reprocher son impuisance mais pas faute ha mon dieu dans un ménage pas facil il est plus a plaindre qu'a blamer oui ce n'ai pas en le disant que ça arrange les chose c'est lui le plus malheureux et les parents la famille

    plusieurs solutions ou le viagra ou on se sépare en attendant il l'a tuée le pauvre petit malheureux houlala que c'est triste pour lui, je crois que vous allez presque me faire pleurer sur son triste sort d'assassin.