Messes de Noël : inquiétude et surveillance renforcée

Messes de Noël : inquiétude et surveillance renforcée©Panoramic

, publié le jeudi 22 décembre 2016 à 10h40

Cette année encore, Noël se fera sous haute surveillance. Quelques jours après l'attaque terroriste sur un marché de Noël à Berlin qui a fait 12 morts et une cinquantaine de blessés et moins de 6 mois après l'assassinat du père Hamel dans son église de Saint-Etienne-du Rouvray (Haute-Normandie), les dispositifs autour des traditionnelles messes de Noël devraient être renforcés.


Comme le rapporte le site de la Dépêche, certaines paroisses prennent déjà les devants et invitent les fidèles à se rendre à la messe de Noël sans sac. Une mesure qui en dit long sur le climat de tension qui régnera sur les festivités de Noël. Les autorités redoutent que la communauté catholique ne soit frappée une nouvelle fois par des jihadistes. Les messes de Noël représentent une double menace : d'abord parce qu'elles constituent un rassemblement. Ensuite, parce qu'elles se tiennent dans des lieux de cultes, cibles potentielles d'attentats.
Interrogée ce jeudi sur RTL, le lieutenant-colonel Karine Lejeune, porte-parole de la gendarmerie nationale se veut pourtant rassurante : « Le contexte, nous le connaissons, explique-t-elle, c'est malheureusement la deuxième année que nous fêtons les fêtes de fin d'année sous l'état d'urgence, nous avons une menace terroriste qui est extrêmement forte, donc le dispositif a été adapté de longue date. Les effectifs, c'est 30 000 gendarmes qui seront sur le terrain pour les fêtes de Noël, c'est 36 000 pour la Saint-Silvestre. Maintenant c'est clair qu'avec l'attentat de Berlin, on a demandé aux échelons de commandement territoriaux; éventuellement de reprendre contact avec les responsables de centres commerciaux et de marchés de Noël pour réadapter le dispositif si nécessaire. » A Paris, ce sont 240 offices religieux qui seront sécurisés dont « 120 avec une présence en fixe des fonctionnaires à l'entrée et à la sortie des offices », explique également ce mercredi sur BFMTV Johanna Primevert, la porte-parole de la préfecture de police de Paris. Au total, 7 500 policiers seront mobilisés dans la capitale. Ce lundi, le ministre de l'Intérieur évoquait également dans les colonnes du Monde que le nombre de militaires passerait de 7 000 à 8 500, notamment pour sécuriser les lieux de cultes chrétiens les 24 et 25 décembre.

La vigilance au cœur du dispositif

Le 18 décembre dernier (avant l'attentat en Allemagne) le chef d'escadron David Cachat, responsable de la prévention, notamment pour le groupement de gendarmerie du Nord, se voulait moins alarmiste dans les colonnes de la Voix du Nord : « Il n'y aura pas un gendarme devant chaque église. Tout ne peut pas être surveillé à ce point, sinon on mettrait un gendarme devant la maison de chacun ! ». Et d'ajouter : « On essayera d'être le plus discrets possible ».
Les autorités comptent également sur la vigilance de chacun : « Si un paroissien voit quelque chose de suspect, comme un véhicule inhabituel garé sur le parvis de l'église, qu'il n'hésite pas à appeler le 17 ! », conseille ce mercredi le lieutenant Frédéric Mateo dans La Voix du Nord.
En 2015, 128 000 soldats, policiers et gendarmes avaient été mobilisés pour assurer la sécurité des fêtes de fin d'année sur l'ensemble du territoire.

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