Meeting d'Éric Zemmour : une enquête ouverte après les violences

Meeting d'Éric Zemmour : une enquête ouverte après les violences
Meeting d'Éric Zemmour, ke 5 décembre 2021 à Villepinte (Seine-Saint-Denis).

publié le lundi 06 décembre 2021 à 14h11

Les investigations portent notamment sur des violences contre des militants de SOS Racisme présents lors de la première réunion publique de la campagne présidentielle du polémiste et sur l'empoignade du candidat par un individu avant son entrée en scène.

Organisé dimanche 5 décembre à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le premier meeting politique du candidat à la présidentielle Éric Zemmour a été émaillé de violences, poussant le parquet de Bobigny à ouvrir une enquête lundi. 




Confiées à la Sûreté départementale, les investigations portent notamment sur des violences contre des militants de SOS Racisme présents lors de la première réunion publique de la campagne du polémiste et sur l'empoignade du candidat par un individu. En effet, le candidat aurait été blessé au poignet après avoir été empoigné par un individu juste avant qu'il ne monte sur scène prononcer son discours, selon son équipe. L'homme a été aussitôt exfiltré puis interpellé par la police.

L'entourage d'Éric Zemmour a indiqué dans la soirée qu'il souffrait d'une blessure au poignet et s'était vu prescrire neuf jours d'interruption temporaire de travail (ITT). L'avocat du candidat a précisé à franceinfo que le candidat avait porté plainte pour "violences aggravées avec préméditation" et "guet-apens".

Des violences ont également éclaté au début du discours du candidat lorsqu'une dizaine de militants de SOS Racisme présents dans le public ont dévoilé des T-shirts formant le slogan "non au racisme". Ils ont reçu des coups et ont été visés par des jets de chaises, selon la vidéo diffusée par l'association antiraciste. Plusieurs courses-poursuites ont eu lieu à l'arrière de la salle pour les exfiltrer, dans une grande confusion. La situation est revenue au calme au bout d'une dizaine de minutes.

Un membre de la sécurité du par ailleurs évoqué "quelques militants antifas" exfiltrés, leur reprochant d'avoir voulu semer le trouble.
 

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