Masques obligatoires à l'école : ce qui change à partir de lundi

Masques obligatoires à l'école : ce qui change à partir de lundi©Panoramic
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, publié le dimanche 07 février 2021 à 18h00

À compter de lundi 8 février, seuls les masques de catégorie 1 seront acceptés à l'école, du primaire au lycée. Les masques en tissu ne seront plus autorisés dans les établissements scolaires. 

Le gouvernement a tranché, seul le masque de catégorie 1 sera autorisé dans les établissements scolaires à partir de lundi 8 février.

Également appelés masques "grand public filtration supérieure à 90%", il s'agit de "masques textile, à filtration garantie, la plupart du temps lavables et réutilisables", indique le site du gouvernement. Si vous hésitez, ils sont facilement reconnaissables grâce à un logo dédié, qui indique également le nombre de lavages possibles en machine. Ils coûtent entre 5 et 10 euros au supermarché ou en pharmacie, et sont lavables entre 5 et 50 fois. Certaines collectivités peuvent en offrir, et les établissements scolaires ont également reçu des stocks afin de fournir les élèves qui n'en auraient pas. 


Exit donc les masques faits maison, que le Haut conseil de santé publique n'estime pas efficaces dans une note publiée le 18 janvier 2021. Note dans laquelle il recommande fortement de substituer aux masques de catégorie 2 et de fabrication artisanale des "masques grand public en tissu de catégorie 1 (...) dès l'âge de 6 ans si possible", "en raison de leur meilleur pouvoir filtrant". Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a ensuite validé la mesure par décret le 27 janvier. Les familles ont eu un délai d'une semaine pour équiper leurs enfants, c'est pourquoi la mesure n'entre en vigueur que ce lundi 8 février. 

Pas de sanctions immédiates 

Que risquez-vous en cas de non-respect des règles ? Selon Ouest-France, le gouvernement n'aurait pas donné de consigne aux rectorats concernant le contrôle des masques. "Que fera-t-on avec les élèves qui n'ont pas de masques conformes ? On les renvoie chez eux ?", s'est de son côté interrogé Bruno Bobkiewicz, le secrétaire national du SNPDEN (le Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale, ndlr), dans le quotidien. L'exécutif en appelle surtout à la responsabilité de chacun. "Il ne va pas y avoir du jour au lendemain des contrôles du niveau de filtration des masques, d'ailleurs ce n'est même pas écrit dessus, a déclaré Matignon au Parisien. Nous, ce qu'on demande, c'est que ce soit la norme à partir de maintenant pour tous se protéger les uns les autres et on veut clairement passer ce message aux Français."

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