Masques : "C'est presque du marché noir", accuse Philippe Martinez

Masques : "C'est presque du marché noir", accuse Philippe Martinez
Philippe Martinez, en mars 2020, à Paris
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, publié le samedi 02 mai 2020 à 11h15

La colère monte chez les pharmaciens et les professionnels de santé, face aux stocks de masques commercialisés par la grande distribution à partir de lundi.

Les acteurs de la grande distribution vont pouvoir vendre des masques chirurgicaux à partir du 4 mai, au prix plafond de 95 centimes l'unité. Cette décision fait jaser, en raison des restrictions toujours imposées chez les pharmaciens et professionnels de santé, qui peinent à s'en procurer. "Ce que je constate, c'est qu'il y a toujours un problème pour avoir des masques", a commenté samedi 2 mai Philippe Martinez sur Europe 1, estimant qu'il "y a beaucoup de débats et de contradictions dans la parole officielle.


Les Ordres des professions de santé se sont offusqués dans un texte cinglant du nombre "sidérant" de masques annoncés à la vente par la grande distribution qui a affirmé ne pas avoir de "stocks cachés" et que les commandes n'allaient être livrées que "très progressivement".

"Ce devrait être à l'Etat de réguler tout ça!", estime le secrétaire général de la CGT.

"On a l'impression qu'il y a des filières pour trouver les masques, c'est presque du marché noir", ajoute t-il encore, faisant valoir qu'il "y a besoin d'un traitement égalitaire des citoyens dans ce pays". "Ceux qui n'ont pas les moyens d'en acheter ou y compris les petits employeurs qui vont avoir des difficultés. Dans les grands groupes, ça pose moins de problème. Il y a nécessité que l'Etat reprenne la main sur cette question des masques".

La veille, Jean-Luc Mélenchon s'est dit "écoeuré" face au nombre de masques annoncés à la vente par la grande distribution. "Je suis écoeuré quand je découvre qu'il y a un commerce de masques et que certains pouvaient s'approvisionner". "Donc j'avais raison de demander la réquisition de toute l'industrie textile pour que chaque personne ait accès gratuitement à un masque", a-t-il revendiqué.

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