Marseille : trois tués par balles en deux jours

Marseille : trois tués par balles en deux jours
Une policière en patrouille dans une cité marseillaise, le 28 juin 2020
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, publié le dimanche 25 octobre 2020 à 17h39

Marseille est le théâtre d'une série de règlements de comptes depuis le meurtre d'un adolescent, vendredi 23 octobre.

Une série de découvertes macabres a été faite à Marseille. Un homme criblé de balles dans sa voiture, dans un règlement de comptes, un autre retrouvé mort, là aussi par balles: Marseille a connu deux nouveaux homicides dimanche 25 octobre, après le meurtre d'un adolescent dans la nuit de vendredi à samedi, a précisé le parquet de Marseille.


C'est d'abord le corps d'un homme, tué par arme à feu, qui est découvert par les services de secours dans le 16e arrondissement, près de Mourepiane, une de ces cités des quartiers populaires et déshérités du nord de la ville gangrénées par le trafic de stupéfiants. 

Puis, en milieu de matinée, les marins-pompiers sont à nouveau appelés, dans le 13e arrondissement cette fois, près de la cité des Hirondelles: mais ils ne peuvent que constater le décès de la victime, là encore un homme âgé d'une vingtaine d'années, abattu de plusieurs balles alors qu'il se trouvait à bord de sa voiture.

"Dans ce dernier dossier, nous faisons face à un bon règlement de comptes classique, à la Kalachnikov", insiste un représentant du parquet de Marseille auprès de l'AFP, précisant que la victime est "très connue des services de police": "Nous sommes certains qu'il s'agit d'un règlement de comptes".

"Embrouille de quartier, plan drogue qui tourne mal, bagarre qui dégénère ?" : pour les deux autres homicides du week-end, et notamment la mort de ce jeune homme d'à peine 18 ans originaire de Nice tué dans la nuit de vendredi à dimanche, les enquêteurs ont moins de certitude, même si les deux victimes étaient connues "pour stupéfiants", confirme le parquet.

Le trafic de stupéfiants en fond 

Une certitude: à chaque fois ces faits se sont déroulés près d'une de ces cités marseillaises connues par les forces de l'ordre pour héberger un "plan stup", comme aux Flamants, cadre du premier homicide du week-end, à quelques centaines de mètres à peine du règlement de comptes de dimanche matin.

Depuis le 11 octobre et la mort d'une jeune femme de 19 ans mortellement blessée par balles alors qu'elle se trouvait dans un véhicule, près d'un autre point de drogue, à la Belle de Mai, quatre homicides par balles ont touché la cité phocéenne.
Avec ce règlement de comptes de dimanche matin, ce sont dix personnes qui ont perdu la vie dans des "réglos" à travers les Bouches-du-Rhône depuis le début de l'année.
 

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