Marseille : l'Assemblée nationale débloque 32 millions d'euros pour les transports

Marseille : l'Assemblée nationale débloque 32 millions d'euros pour les transports
Un train régional vient de partir de Marseille.

publié le samedi 06 novembre 2021 à 16h56

Cette somme s'inscrit dans le plan annoncé par le président Emmanuel Macron pour redresser la deuxième ville de France, mais jugée "électoraliste" par l'opposition.


C'est un plan massif de modernisation des transports marseillais que vient de valider l'Assemblée nationale. 

L'amendement adopté précise que le volet transports de ce plan mobilisera un total d'un "milliard d'euros" pour les "projets d'infrastructures de transports collectifs du quotidien prioritaires pour la métropole Aix-Marseille-Provence", dont 256 millions de subventions de l'Etat. 

Dans le budget 2022, cela se traduit par une tranche de 32 millions d'euros de crédits de paiement, gérés par l'agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF).

Le maire de Marseille, le socialiste Benoît Payan, s'est félicité dans un communiqué de "ce nouvel effort financier, qui contribuera enfin à recoudre" la deuxième ville de France.

Il souhaite notamment "voir rapidement lancé le chantier du tramway de la Belle-de-Mai", un quartier populaire proche du centre-ville de Marseille, "qui devra se poursuivre au moins jusqu'au Merlan", un autre quartier populaire et déshérité dans le nord de la ville.

Des réactions de l'opposition

A l'Assemblée, le député LREM des Bouches-du-Rhône Saïd Ahamada a salué pour sa part "un engagement et une promesse tenus" pour aider Marseille qui "souffre d'inégalités territoriales". Cela vise à "désenclaver les quartiers Nord", a insisté sa collègue Zivka Park.


Dans l'opposition, le LR Julien Aubert s'est dit "d'accord sur l'urgence. Je regrette simplement que l'urgence n'ait pas été suffisamment urgente en début du quinquennat" et que ce soit l'échéance de "l'élection (présidentielle qui) permette d'accélérer le pas". 

Plusieurs députés ont ironiquement réclamé un déplacement présidentiel dans leur circonscription afin d'obtenir ce type de soutien: la socialiste Christine Pires Beaune pour Clermont-Ferrand ou Benoît Simian (Libertés et Territoires) pour Bordeaux.

"Ça m'embête un peu d'avoir l'impression d'avoir un président candidat qui commence à faire campagne", a abondé l'insoumis Éric Coquerel. Il a au passage critiqué "une désagrégation du service public" avec le transfert de l'exploitation de la ligne TER Marseille-Toulon-Nice au groupe privé Transdev, au détriment de la SNCF. 

Les députés examinaient la mission budgétaire dédiée à "l'écologie, au développement et aux mobilités durables".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.