Marseille : des journalistes pris à partie par des anti-pass sanitaire

Marseille : des journalistes pris à partie par des anti-pass sanitaire
Manifestation contre le pass sanitaire à Marseille, le 24 juillet 2021.

publié le dimanche 25 juillet 2021 à 08h18

Deux journalistes de France 2 qui couvraient la manifestation contre le pass sanitaire samedi 25 juillet à Marseille ont été insultés, bousculés et chassés. France Télévisions va porter plainte.

Alors que l'extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour certaines professions sont actuellement discutés au Parlement, la mobilisation s'accroît.

Samedi 25 juillet, 161.000 personnes ont manifesté dans toute la France contre le projet de loi du gouvernement, contre 114.000 la semaine précédente. Certains cortèges ont été émaillé d'incidents, notamment à Marseille où deux journalistes de France 2 ont été pris à partie par des manifestants.



Interrogé par l'AFP, l'un des deux journalistes a raconté qu'il se trouvait en tête de manifestation, avec son confrère reporter d'images, en train de prendre des vues du cortège lorsque des individus leur ont demandé s'ils étaient de BFMTV. Le JRI a répondu "Non, c'est France 2". "C'est à ce moment-là que cela a dégénéré", a raconté le premier journaliste qui n'a pas souhaité être nommé. 

"Ils nous ont insultés en nous disant 'Cassez-vous', ont donné des coups de pied au JRI pour essayer de le faire tomber. J'ai pris aussi un coup au genou mais je ne m'en suis rendu compte que plus tard tant j'étais focalisé sur mon JRI qui se trouvait devant moi par peur qu'il lui arrive quelque chose", a-t-il raconté à l'AFP.

Sur une vidéo diffusée sur Twitter par le journaliste Taha Bouhafs, on peut voir le cameraman entouré et hué par des manifestants. Il est poursuivi dans une rue adjacente par un groupe d'individus dont l'un tente de le frapper alors qu'il se met à courir pour leur échapper. 
 



France Télévisions a annoncé qu'elle allait porter plainte contre les auteurs de ces faits, condamnant des "actes inqualifiables" et rappelant "le principe fondamental de la liberté de la presse".



La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a également fait savoir qu'elle condamnait "cet acte, comme toute forme d'atteinte à la liberté de la presse" et apportait "son soutien" aux journalistes visés.
 

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