Marie-France Pisier "tuée" par l'affaire Duhamel selon son neveu

Marie-France Pisier "tuée" par l'affaire Duhamel selon son neveu©capture d'écran

, publié le dimanche 24 janvier 2021 à 13h40

Julien Kouchner explique dimanche 24 janvier dans Le Parisien que sa tante Marie-France Pisier a tenté de dénoncer l'inceste présumé d'Olivier Duhamel sur son frère avant de mourir en 2011. Il n'a "jamais cru" à la thèse du suicide.

"Je n'ai jamais cru que ma tante se soit suicidée, mais je ne sais pas comment elle est morte. Ma seule certitude c'est que toute cette histoire l'a tuée", assure Julien Kouchner au Parisien dimanche 24 janvier. L'actrice, scénariste et réalisatrice Marie-France Pisier a été retrouvée le 24 avril 2011 morte au fond de la piscine de sa villa du Var. Sa tête et ses épaules étaient coincées dans une chaise en fer forgé.

Elle avait un taux d'alcool important, selon le rapport d'autopsie qui conclut à l'hypothèse du suicide de la cinéaste souffrant d'une récidive de son cancer du sein.



Mais elle était aussi en conflit avec sa sœur Evelyne Pisier, qui a préféré protéger son mari le politologue Olivier Duhamel à propos des accusations d'inceste commis sur le frère de Julien Kouchner et dénoncé par sa sœur Camille dans le livre "La familia grande".

Julien Kouchner "est fier" que sa sœur ait osé. "Ce drame et son silence m'ont profondément meurtri", confie-t-il. Il est aussi plein "d'admiration" pour son frère, qui "a eu le courage de dire 'oui' pour ce livre alors que ces révélations le replongent dans ce qui lui fait si mal. C'est un homme qui, malgré tout ça, a su brillamment se construire, construire une carrière, une famille".

Il a découvert "des complices" avec le livre 

Julien Kouchner ne comprend pas pourquoi ce "crime" a mis tant de temps à se savoir. "Je ne me suis jamais tu. Et depuis 2008, ma tante, Marie-France Pisier, mon père, ma belle-mère, Christine Ockrent et bien d'autres ont aussi raconté à ceux qui voulaient bien l'entendre. Et pourtant rien n'y faisait. J'ai vécu cela comme une injustice, un truc pourri. Il ne restait plus que l'écriture", explique-t-il au quotidien.

Pourtant, "dans notre cercle, beaucoup savaient les agissements de mon beau-père" OIivier Duhamel, affirme-t-il, évoquant "ceux qui ont rompu avec lui et les autres qui sont restés par incrédulité ou opportunisme." Mais depuis la publication du livre, Julien Kouchner a découvert "une troisième catégorie, celle des complices qui ont qualifié de rumeurs des faits qu'ils savaient exacts." 

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