Marcel Campion règle ses comptes avec Anne Hidalgo dans un tract

Marcel Campion règle ses comptes avec Anne Hidalgo dans un tract
Marcel Campion, le "roi des forains", le 23 novembre 2017 Place de la Concorde.

Orange avec AFP, publié le lundi 09 avril 2018 à 18h15

La guerre de communication se poursuit entre Marcel Campion et la mairie de Paris. Le "roi des forains" a fait imprimer 450.000 exemplaires d'un tract de quatre pages, où la Ville de Paris est vivement critiquée et accusée de "lâcheté".

La maire de la capitale, Anne Hidalgo, est même caricaturée en "Annochio la menteuse".

"J'accuse", écrit Marcel Campion en introduction de ce tract repéré par 20 Minutes et intitulé "Paris Libéré", comme le mouvement créé par le "roi des forains" au début de l'année. "L'idée de ce numéro est venue car j'avais une histoire à raconter et j'en avais marre que les journalistes n'en retiennent que la moitié dans leurs articles", explique-t-il.

"Peser sur les élections municipales"

Anne Hidalgo, représentée une première fois avec le chapeau et le nez de Pinocchio, est également dessinée à vélo, percutée par une voiture. Au volant ? Marcel Campion qui propose de déposer la maire socialiste "très très loin" de Paris. La maire de Paris n'est pas la seule visée : son premier adjoint, Bruno Julliard, est également qualifié de "menteur" et de "petit marquis".



L'ancien directeur de cabinet de la maire, Mathias Vicherat se voit, lui, reprocher des mensonges concernant l'installation d'un écran géant sur la grande roue lors de l'Euro 2016. Ce tract, imprimé à 450.000 exemplaires, a été distribué gratuitement dans les boîtes aux lettres des Parisiens depuis le début du mois d'avril.



"Au tribunal des flagrants délires, j'ai décroché la timbale"

Depuis fin 2015, les conditions de passation du marché de la Grande roue, sur le prestigieux emplacement de la place de la Concorde, sont au cœur d'une enquête judiciaire sur des soupçons de "favoritisme". Dans cette procédure, le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke a mis en examen en mai 2017 Marcel Campion pour "recel de favoritisme" et la Ville de Paris, pour "favoritisme" en novembre. Les deux camps contestent les faits. À la suite du rapport de la chambre régionale des comptes d'Île-de-France, l'enquête a été étendue en décembre 2017 à des soupçons de "favoritisme" concernant également l'attribution en 2015 à Marcel Campion de son autre animation phare, le marché de Noël.



"Au tribunal des flagrants délires, j'ai décroché la timbale", écrit Marcel Campion au sujet des trois mises en examen dont il fait l'objet, avant de dénoncer la persécution dont il ferait l'objet : "Neuf contrôles fiscaux depuis 2015, une mise en garde à vue en compagnie de mon épouse, une perquisition brutale à mon domicile (...) Rien ne m'a été épargné", ajoute-t-il. "Je me bats et je me battrai jusqu'au bout contre le diktat des puissances, qu'elles soient politiques ou financières".

Marcel Campion assure cependant qu'il ne sera pas candidat lors des prochaines élections municipales à Paris prévues pour 2020. "Paris Libéré" n'est "pas un parti, mais la voix des sans voix", indique le site internet du mouvement. "Nous appelons surtout les gens à voter. Ils gueulent mais ils ne votent pas", est-il écrit. "Avec d'autres Parisiens, nous voulons peser sur les élections et les candidats qui s'y présenteront".

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