Manifestations : "des violences inacceptables" envers les forces de l'ordre, dénonce Gérald Darmanin

Manifestations : "des violences inacceptables" envers les forces de l'ordre, dénonce Gérald Darmanin
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

, publié le samedi 28 novembre 2020 à 20h44

Le ministre de l'Intérieur réagissait à une vidéo publiée où l'on voit un ou plusieurs policiers lynchés.

Alors que le cortège se dispersait dans le calme en fin d'après-midi à Paris, des heurts ont opposé manifestants et forces de l'ordre. Très vite, des policiers ont été pris à partie, comme le montre une vidéo relayée sur Twitter et qui a fait réagir notamment le député LR Eric Ciotti.

"Une nouvelle fois des violences inacceptables contre les forces de l'ordre" ont émaillé les manifestations à Paris et partout sur le territoire contre le texte "sécurité globale" et les violences policières a dénoncé le ministre de l'Intérieur.

Dans un tweet, Gérald Darmanin a fait état de "37 policiers et gendarmes blessés" au cours de ces manifestations.

A Paris, où son ministère a évoqué 23 policiers blessés, la marche des libertés a donné lieu à des heurts entre manifestants et forces de l'ordre. Plusieurs vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux montrant des policiers violemment frappés.


A Paris, des casseurs ont mis le feu à au moins un kiosque à journaux, l'entrée d'un bâtiment de la banque de France et une brasserie adjacente, nécessitant l'intervention des pompiers. 

Des groupes de manifestants très mobiles et tout en noir jetaient des projectiles en tout genre sur les forces de l'ordre qui répliquaient par des tirs de gaz lacrymogène. Des scènes similaires ont lieu dans d'autres villes comme Rennes (ouest) ou Lyon (centre-est). Dix-huit personnes ont été interpellées dont neuf dans la capitale.

La mobilisation contre le texte contesté a été plus importante cette semaine, avec 133.000 manifestants dans tout le pays, selon le ministère de l'Intérieur, contre 22.000 la semaine dernière. A Paris, ils étaient au moins 46.000 manifestants.

Et ce, après deux scandales de violences policières en quelques jours, qui ont porté le sujet à ébullition et contraint le président Emmanuel Macron à s'impliquer dans le dossier.

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