Manifestation contre la loi "sécurité globale" : un policier lynché à Paris

Manifestation contre la loi "sécurité globale" : un policier lynché à Paris
La manifestation parisienne du 28 novembre 2020 contre la loi de "sécurité globale" et les violences policières a été émaillée de heurts.

, publié le dimanche 29 novembre 2020 à 09h43

Une soixantaine de policiers et gendarmes ont été blessés et 81 personnes ont été interpellées samedi lors des manifestations contre le texte "Sécurité globale" et les violences policières, a indiqué dimanche matin le ministère de l'Intérieur. 

Plus de 130.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, 500.000 selon les organisateurs, ont défilé samedi 28 novembre dans une centaine de villes de France contre le texte de loi "sécurité globale" et les violences policières, des affrontements parfois violents émaillant certaines manifestations notamment à Paris. Une soixantaine de policiers et gendarmes ont été blessés (39 en province et 23 à Paris) et 81 personnes ont été interpellées, selon un bilan diffusé dimanche matin du ministère de l'Intérieur.

Dénonçant des "violences inacceptables", le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin faisait état la veille de 37 policiers et gendarmes blessés. 



Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des policiers tabassés par des manifestants.

L'une d'entre elles fait particulièrement réagir par la violence de ses images. Tournée place de la Bastille, dans le centre de Paris, où ont eu lieu des affrontements en fin de journée, elle montre un groupe de forces de l'ordre en plein repli et visé par des projectiles et des coups de bâtons. Les policiers répliquent avec leur matraque, mais l'un d'eux est isolé au sol, où il reçoit de nombreux coups de pied et de genou. Il est secouru par deux autres officiers qui parviennent à l'exfiltrer. L'un d'entre eux a également été pris à partie. 

L'Unsa Police a condamné sur Twitter des "violences inadmissibles", tandis que le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure a dénoncé des "images terribles" d'un "déferlement de haine anti flics", rapporte franceinfo. 




"Nous avons mal à notre France", a ajouté le Syndicat indépendant des commissaires de police.
 

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