Manifestation contre la loi "sécurité globale" : 98 policiers et gendarmes blessés, 81 interpellations

Manifestation contre la loi "sécurité globale" : 98 policiers et gendarmes blessés, 81 interpellations
La manifestation parisienne du 28 novembre 2020 contre la loi de "sécurité globale" et les violences policières a été émaillée de heurts.

, publié le dimanche 29 novembre 2020 à 11h01

Des milliers de Français ont défilé samedi dans toute la France contre la loi "sécurité globale" et les violences policières, des affrontements parfois violents émaillant certaines manifestations notamment à Paris.




"Floutage de gueule", "Qui nous protègera des féroces de l'ordre ?", "Baissez vos armes on baissera nos caméras"... Pour protester contre le texte de loi "sécurité globale" et sa mesure phare, qui prévoit de restreindre la possibilité de filmer les forces de l'ordre mais aussi contre les violences policières et le racisme, les Français ont sorti samedi 28 novembre les pancartes et fait fleurir les slogans contre un texte jugé attentatoire à "la liberté d'expression" et à "l'Etat de droit" par ses opposants.
 
Le ministère de l'Intérieur a dénombré 133.000 manifestants dont 46.000 à Paris contre 22.000 la semaine passée dans tout l'Hexagone.

La coordination StopLoiSécuritéGlobale qui rassemble syndicats de journalistes, confédérations syndicales et associations a dénombré quant à elle 500.000 manifestants en France, dont 200.000 à Paris.

Contrastant avec un défilé globalement calme à Paris dans l'après-midi, des affrontements ont opposé manifestants et forces de l'ordre, qui ont utilisé en fin de journée les canons à eau, au point d'arrivée du cortège, place de la Bastille. 


Dans un tweet, le ministre de l'Intérieur a fait valoir que selon un bilan définitif , il y avait eu "98 blessés parmi les policiers et les gendarmes". "Je leur apporte tout mon soutien. Les auteurs de ces violences doivent être poursuivis", a-t-il ajouté.

Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des policiers tabassés par des manifestants. Deux manifestants, qui ont fait un signalement auprès de l'Inspection générale de la police (IGPN), ont été blessés en province, selon la police. A Paris, un bilan des blessés du côté des manifestants n'était pas encore réalisé. Un photographe syrien indépendant, Ameer al Halbi, 24 ans, qui couvrait la manifestation a été blessé au visage. Le secrétaire général de Reporter sans frontières, Christophe Deloire, a dénoncé samedi soir sur Twitter des violences policières "inacceptables" contre ce collaborateur de Polka Magazine et de l'AFP.

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