"Manger mieux, ça ne coûte pas plus cher", selon WWF

"Manger mieux, ça ne coûte pas plus cher", selon WWF
L'ONG invite les Français à consommer plus de fruits et légumes.

Orange avec AFP, publié le jeudi 09 novembre 2017 à 15h05

Selon une étude de World Wide Fund for nature (WWF), il est possible de "manger mieux" en faisant des économies et en réduisant son impact sur le réchauffement climatique. Comment ? En changeant certaines de ses habitudes alimentaires et en diminuant ses achats de viandes et de plats préparés.

"Il est possible de changer nos habitudes alimentaires sans attendre.

C'est bon pour la santé et pour la planète et ça ne coûte pas plus cher !", assure le directeur général de WWF, Pascal Canfin. Pour arriver à ces conclusions, l'ONG a comparé le panier standard des Français avec celui d'un "flexitarien", où la consommation de protéine animale est réduite. Pour WWF, il s'agit d'une personne qui passe de 6 repas par semaine avec de la viande ou du poisson sauvage, à 4 ou moins. Il s'agit également d'un individu qui passe d'un repas par jour avec des produits transformés à seulement 2 par semaine.

LE PRIX DES COURSES DIMINUÉ DE 21%

Un objectif qui permettrait de baisser de 38% l'impact carbone (68 kg/CO2 au lieu de 109 kg/CO2) du panier moyen d'une famille de 4 personnes, selon les calculs de l'ONG. Au-delà de l'aspect climatique, l'organisation met en avant un intérêt financier : le coût des courses alimentaires du ménage moyen en serait diminué de 21%, selon l'étude.



"Grâce à cette réduction de coût, il est possible d'introduire dans le panier 'flexitarien' près de 50% des produits certifiés (Bio, Label Rouge et MSC) sans dépasser le coût du panier standard", écrivent les auteurs de l'étude, qui recommande d'inverser les tendances négatives des 50 dernières années, comme l'augmentation de boissons sucrées et de produits transformés. La part du budget consacrée à la viande a cependant commencé à diminuer en France dans plusieurs pays industrialisés.

Selon les chiffres du ministère de l'Environnement, l'achat de plats préparés a, par exemple, été multiplié par six en 50 ans et représentait un budget moyen de 119 euros par an et par habitant en 2015. "Avec des volumes d'emballages élevés et une forte consommation d'énergie nécessaire à leur élaboration et à leur conservation, ils génèrent de fortes pressions environnementales", alerte le site du ministère.

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