Maltraitances : près d'un Français sur quatre victime durant l'enfance

Maltraitances : près d'un Français sur quatre victime durant l'enfance
22% des Français déclarent avoir subi des maltraitances quand ils étaient enfants (illustration)

Orange avec AFP, publié le jeudi 16 novembre 2017 à 08h30

Dans un rapport publié jeudi 16 novembre, l'association L'Enfant Bleu dresse un bilan alarmant des violences faites aux enfants en France. Au sein de la population adulte, 22% disent avoir été victimes de maltraitances graves alors qu'ils étaient enfants.

En 2017, près d'une personne sur quatre dit avoir subi des violences pendant l'enfance.

Pire : pour 16%, ces violences ont été sexuelles, principalement des attouchements sur des jeunes filles. C'est le constat que dresse l'association L'Enfant Bleu dans une enquête, réalisée par Harris Interactive. Au total, 22% des adultes interrogés expliquent avoir été victimes de divers sévices durant leurs jeunes années. Les sévices sexuels sont les plus fréquents, suivis par la maltraitance psychologique (8%), caractérisée par des menaces, insultes et humiliations. Dans 5% des cas, les enfants devenus grands racontent avoir pris régulièrement des coups, tandis que 3% évoquent une négligence répétée, comme un manque de soins.



LA FAMILLE EN PREMIÈRE LIGNE

Dans la majorité des cas, c'est au sein du cercle réduit de la famille que ces violences surviennent. Au-delà de leur expérience personnelle, les Français estiment que la maltraitance des enfants constitue un phénomène répandu dans leur entourage direct (famille proche, amis) ou indirect (famille élargie, voisins, collègues), indique L'Enfant Bleu. 47% des personnes sondées estiment qu'il est probable, voire certain, que des personnes qu'ils connaissent aient subi une forme de maltraitance quand elles étaient jeunes.



UN PHÉNOMÈNE ENCORE TABOU

Si la très grande majorité des personnes interrogées (97%) est d'accord pour faire de la lutte contre la maltraitance une priorité, le problème reste peu abordé. 80% des victimes n'ont jamais raconté ce qu'elles subissaient. Pourtant, en parler peut tout stopper. Parmi les personnes affirmant avoir parlé de leurs maltraitances, 61% disent que cette situation s'est arrêtée totalement ou partiellement suite aux révélations.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU